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49.000 migrants ont franchi clandestinement la frontière de Ceuta, enclave espagnole avec le Maroc : toutes les forces politiques locales demandent l’état d’urgence, Madrid refuse. Des manifestants anti immigration éclatent à Ceuta (MàJ)

31/07/2026

La ministre finlandaise de l’Intérieur, Mari Rantanen, a soutenu vendredi l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen en raison de la situation migratoire dans la ville autonome de Ceuta, frontalière du Maroc, une possibilité que l’Italie envisage déjà, comme l’a confirmé jeudi la Première ministre italienne Giorgia Meloni.

EFE


D’après les premières estimations de ce vendredi, au moins 49.000 migrants ont franchi illégalement la frontière. Ce chiffre représente une augmentation de près de 50 % de la population de l’enclave, qui s’élève à 83 600 habitants.

El Pais

Ce matin dans les rues de Ceuta :


Les autorités de la ville-enclave espagnole dans le nord du Maroc, avance un bilan d’au moins 18 morts par noyade, jeudi soir. Laurent Nunez annonce ce matin sur RTL que la France va renforcer les contrôles à la frontière franco-espagnole

Liberation / RTL


30/07/2026

Le président de cette ville autonome a demandé au gouvernement de déclarer l’état d’urgence national, ce que Madrid refuse. La garde civile a été déployée, sans être en mesure de stopper les tentatives d’entrer sur le territoire espagnol, rapporte le média public RTVE.

“La déclaration d’état d’urgence national relève de la réglementation de l’Etat en matière de protection civile, qui ne considère pas les flux migratoires comme un risque dans le cadre du Système national de protection civile et ne prévoit pas non plus de plans spécifiques”, ont déclaré des sources du ministère de l’Intérieur.

France Info


Des Espagnols manifestent dans les rues de Ceuta après l’arrivée massive de migrants venus du Maroc.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez injurié et la police huée.



Tous les membres du Bureau des porte-parole de l’Assemblée de Ceuta, y compris le PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol), ont exigé jeudi que le gouvernement central ferme la frontière, déploie l’armée et déclare l’état d’urgence nationale au titre de la sécurité nationale, compte tenu de l’aggravation considérable, selon eux, de la crise migratoire dans la ville, due à l’afflux massif de personnes en provenance du Maroc. Cette demande a été faite par le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, en présence des autres partis. (…)

ABC

« Ce n’est pas possible. » Telle a été la réponse du ministère de l’Intérieur.

La demande du président de la ville espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, a cependant été catégoriquement rejetée par le ministère de l’Intérieur quelques heures après ses déclarations. Des sources au sein du ministère dirigé par M. Marlaska ont indiqué que la déclaration d’état d’urgence nationale ne considère pas les flux migratoires comme un risque pour le système national de protection civile et n’établit ni plans spéciaux, ni directives générales, ni instruments spécifiques de protection civile pour les gérer. « Par conséquent, l’activation de ce mécanisme, comme l’a demandé le président du gouvernement de Ceuta, Juan Jesús Vivas, est impossible », ont conclu ces sources. (…)

ABC


Rapprochement entre l’Espagne et l’Algérie : le Maroc soupçonné de répliquer en laissant des centaines de migrants gagner Ceuta à la nage

Le récent rapprochement diplomatique entre l’Espagne et l’Algérie pourrait avoir provoqué une réaction du Maroc. Dans ce contexte de tensions régionales, des centaines de migrants ont contourné à la nage la jetée du Tarajal pour rejoindre Ceuta au cours des dernières heures.

Au moins quatre corps auraient été repêchés dans les eaux. Selon le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, 1 500 personnes sont entrées dans l’enclave espagnole en une semaine, soit près de 2 % de sa population totale.

Face à cette pression migratoire, Juan Jesús Vivas a demandé au gouvernement espagnol de déclarer l’« urgence nationale » et de placer la gestion de la crise sous une « autorité unique ».




Des milliers de personnes franchissent la frontière de Ceuta à pied sans rencontrer la moindre résistance de la part des forces de sécurité marocaines. Des familles entières contournent la digue de Tarajal pour rejoindre le territoire espagnol, tandis que la Garde civile est impuissante à les arrêter. (…)

Cet incident survient après plusieurs jours de pression migratoire croissante à Ceuta, l’un des points de passage frontaliers les plus sensibles d’Europe. Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, se rendra dans cette ville autonome pour évaluer la situation et rencontrer son président, Juan Vivas.

L’afflux massif de migrants a une fois de plus saturé les capacités d’accueil de la ville autonome. (…)

Le président de la Cité autonome, Juan Vivas , a demandé au gouvernement central d’activer le plan d’urgence national pour faire face à la situation. Parmi ses demandes figurent le renforcement des forces de sécurité de l’État, des financements supplémentaires pour les services d’accueil, la création d’un commandement unique pour la coordination et un renforcement des capacités de gestion de l’arrivée des mineurs étrangers non accompagnés.

La pression migratoire s’accompagne d’une situation juridique inédite à la frontière sud. Un arrêt récent de la Cour suprême impose une procédure administrative individualisée pour les personnes arrivant à Ceuta par la mer, considérant que la disposition relative au refoulement à la frontière, prévue par le dixième article additionnel de la loi sur l’immigration, ne s’applique pas aux personnes arrivant à la nage. Ce nouveau critère modifie la gestion de ces entrées et a nécessité des ajustements des procédures policières. (…)

El Mundo



[Info FDS] « Ils ont ouvert la frontière » : au Maroc, en ce moment même, des centaines de personnes se dirigent vers la frontière avec l’enclave espagnol de Ceuta



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