28/07/2026
La garde à vue de l’homme interpellé lundi après avoir blessé à l’arme blanche trois femmes, dont deux grièvement, dans le 17e arrondissement de la capitale, a été levée mardi pour raison psychiatrique et le suspect conduit à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (PP), selon le parquet de Paris. «À l’issue d’un examen de comportement effectué» ce mardi, «l’état de santé du mis en cause a été déclaré incompatible avec la garde à vue», a-t-il indiqué à l’AFP.
L’état des deux victimes les plus grièvement blessées est désormais «stabilisé», souligne-t-il. La troisième femme blessée, enceinte de huit mois, a été hospitalisée, mais «sans pronostic vital engagé», rappelle-t-on de même source. (…)
«Les investigations relatives à la personnalité du mis en cause permettent d’établir que ce dernier faisait l’objet d’un suivi psychiatrique» mais était jusque-là «inconnu des services de police et de l’autorité judiciaire», précise le parquet.
27/07/2026
Selon les premiers éléments que nous avons pu recueillir, la piste terroriste n’est pas privilégiée. « Pourtant on a cru cela au départ, souffle une source proche de l’enquête. Le type a dit Allah m’a envoyé pour tuer des femmes. Mais non, c’est un fou. » En tout cas, le parquet anti-terroriste ne s’est pas saisi de l’affaire
En bas, rue Gilbert-Cesbron à Paris (XVIIe) ce Parisien tombe quasiment sur le suspect. Le jeune homme est à terre, « deux couteaux près de lui ». Il vient d’être neutralisé par des policiers après avoir été suivi par un fonctionnaire hors service.
Il est aux environs de 11h30, ce lundi, et trois femmes ont été poignardées. Deux d’entre elles, touchées aux lombaires pour l’une et l’abdomen pour l’autre, sont en urgence absolue sans que leurs jours ne soient en danger. Les victimes ont 19, 24 et 36 ans. Parmi elles, une femme enceinte. (…)
Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le suspect apparaît maintenu au sol par des individus, il semble quelque peu désorienté et articule : «C’est Allah qui m’a ordonné.» Devant la presse, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a dit rester «très prudent sur le mobile de cet acte violent» commis par un homme «tenant des propos incohérents». Le suspect a donné une identité déclarative qui doit encore être vérifiée. Selon une source proche de l’enquête, il a le profil d’un «déséquilibré».
Le 1er district de la police judiciaire de Paris est chargé des investigations afin de comprendre, notamment, ce qui a sous-tendu ce passage à l’acte. Le parquet national antiterroriste nous indique être «en observation de la procédure conduite par le parquet de Paris».


