L’Institut Montaigne publie son baromètre du fait religieux, dans lequel près de 80 % des sondés ont été confrontés à une manifestation de la foi au travail, un chiffre en forte hausse. Tous les cultes sont concernés. Si l’islam est majoritaire (85 %), les faits concernant les autres religions ne sont pas anecdotiques. C’est 14 % pour les juifs et 17 % pour les protestants évangéliques, « des niveaux très élevés si l’on regarde au prorata du nombre de fidèles », éclaire Lionel Honoré. Car s’il y a 3 à 5 millions de musulmans en France, il y a 500 000 à 600 000 juifs en France et 1 million d’évangéliques.
Les principales religions présentes en France sont toutes liées au phénomène du fait religieux au travail. Toutefois, comme c’était déjà le cas lors de l’enquête précédente, la religion musulmane est celle qui De plus, cette part de la religion musulmane est en progression. Elle est repérée par les répondants comme présente dans 85 % des situations en 2026 (contre 73% en 2022 et 81% en 2024). La présence des autres religions est stable (catholicisme 19%; judaïsme 14% contre 15% en 2024 ; évangélique 17% contre 16% en 2024). [Le total dépasse 100 % car certaines situations peuvent impliquer plusieurs religions]
Rapport de l’Institut Montaigne : Religion au travail. Baromètre du fait religieux en entreprise 2026
Selon le baromètre du fait religieux en entreprise, que l’Institut Montaigne dévoile ce mercredi et que nous avons pu consulter en avant-première, 79 % des sondés déclarent repérer des faits religieux sur leur lieu de travail, « régulièrement ou occasionnellement ». Une hausse significative : c’était 71,3 % en 2024 et 66,7 % en 2022. « Chez les salariés pratiquants, 55 % déclarent avoir déjà porté un signe religieux – foulard, croix, kippa – au travail », révèle l’Institut Montaigne. […]
« Souvent, les employés concernés disent : Ma religion fait partie de moi, donc cette partie de moi ne peut plus rester à la porte de mon entreprise tous les matins, ajoute-t-il. Dans certains cas – minoritaires – il s’agit plus frontalement de communautarisme, avec, à travers la manifestation de sa foi devant les collègues, la volonté de dire : je fais partie d’un groupe. » […]


