Fdesouche


La diffusion d’enregistrements réalisés à l’insu de journalistes par leurs interlocuteurs se multiplie sur les réseaux sociaux. Présentée par ses auteurs comme un moyen de rétablir leur version des faits, cette pratique est perçue par de nombreux professionnels de la presse comme une remise en cause de leur travail et un symptôme de la défiance croissante envers les médias.

L’article revient notamment sur le cas du vidéaste Dany Caligula, qui a publié en mai 2026 des extraits enregistrés secrètement de son entretien avec les journalistes de Mediapart ayant enquêté sur des accusations de violences psychologiques et sexuelles le visant. Pendant plusieurs heures, il y critique ce qu’il considère comme un traitement orienté et une déformation de ses propos. Les journalistes concernées contestent cette lecture et rappellent que l’entretien complet était beaucoup plus long et que les citations avaient pu être relues et amendées.

D’autres exemples sont cités, comme celui du député LFI Aly Diouara, qui a diffusé en 2025 un extrait de son interview avec BFMTV pour dénoncer ce qu’il estimait être une déformation de ses déclarations. Le cofondateur de Mediacités, Jacques Trentesaux, raconte également avoir découvert que la future députée Renaissance Violette Spillebout enregistrait systématiquement leurs échanges dans le cadre d’un contentieux judiciaire dont il est finalement sorti relaxé.

L’article évoque enfin le cas de la journaliste de Radio France Gaële Joly, qui a découvert en pleine interview que l’activiste britannique d’extrême droite Tommy Robinson diffusait leur entretien en direct sur sa chaîne YouTube. Selon plusieurs spécialistes interrogés, la généralisation des smartphones et la baisse de confiance envers les médias favorisent cette pratique. Sur le plan juridique, ces enregistrements réalisés dans un cadre professionnel sont généralement licites.

La Revue des médias/ina

En direct sur X :

Fdesouche sur les réseaux sociaux

En direct sur X :