Un ressortissant afghan de 27 ans comparaissait mercredi 24 juin devant le tribunal correctionnel pour s’en être pris à deux jeunes femmes dans le cortège de la Marche des fiertés strasbourgeoise, qui avait réuni près de 10 000 personnes le 20 juin.
Le soleil brille, la couleur arc-en-ciel dévale dans les rues de Strasbourg, acheminée par des milliers de personnes ; la marche des visibilités bat son plein. L’enthousiasme de deux jeunes femmes, qui dansent et célèbrent la liberté avec des amis, est de courte durée. Un homme de 27 ans frotte son sexe contre leurs fesses avant de prendre la fuite. Les victimes le rattrapent et lui demandent de sortir du cortège. Contrarié, l’agresseur s’énerve. Une des jeunes femmes sort son téléphone pour le prendre en photo mais il lui arrache des mains et l’explose sur le sol. Il finit par être stoppé par un témoin avant d’être interpellé par un policier.
[…]Arrivé en France en 2022 avec le statut de réfugié, le mis en cause souffre d’un isolement affectif lié à l’exil. « Il y a la barrière de la langue et sa méconnaissance des codes sociaux, notamment des relations homme/femme. Les différences culturelles sont énormes. Il voulait rencontrer des personnes, ce n’est pas un déviant sexuel », rétorque Me Evan Bozyel.
Le tribunal le condamne à huit mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans. Il a l’interdiction d’entrer en contact avec les victimes pendant trois ans.


