25/06/26
Le parquet de Saint-Brieuc avait rapidement relevé une anomalie concernant l’âge déclaré du suspect. Sa morphologie et le manque de fiabilité des documents d’identité présentés ont conduit le procureur de la République, Julien Wattebled, à ordonner des examens approfondis. Arrivé de République démocratique du Congo environ un an plus tôt et pris en charge par son père, l’intéressé était jusqu’alors scolarisé en classe de CM1.
Les tests osseux concluraient que le mis en cause ne serait pas âgé de dix ans et demi, mais d’au moins 14 ans. Cette différence pourrait modifier profondément le traitement pénal du dossier : un enfant de moins de 13 ans ne peut pas faire l’objet d’une sanction pénale ni d’une détention, tandis qu’un mineur de 13 ou 14 ans peut, sous conditions, être placé en détention provisoire et encourir des peines de prison avec excuse de minorité. Si ce nouvel âge est confirmé et retenu par la justice, le juge d’instruction pourrait saisir le juge des libertés et de la détention. La présomption d’innocence demeure.
24/06/26
Un garçon âgé de seulement dix ans et demi a été mis en examen mercredi pour l’agression à l’arme blanche et la tentative de viol d’une jeune femme de 22 ans, a annoncé le procureur de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). La jeune femme faisait du sport dans une zone boisée de Saint-Brieuc le 15 juin «quand un individu de sexe masculin l'(a) abordée et lui (a) ordonné de se déshabiller, ce qu’elle (a) refusé de faire», relate dans un communiqué le procureur Julien Wattebled.
L’agresseur lui a alors porté deux coups de couteau, l’un au bras, l’autre à l’abdomen, avant de s’enfuir. Mardi, des agents en patrouille ont repéré «un individu correspondant en tous points au signalement donné par la victime» sur lequel ils ont trouvé un couteau correspondant à celui utilisé dans l’agression.
Le suspect étant âgé de dix ans et demi, il a été placé en «retenue» pour une durée de 12 heures, renouvelée une fois par le parquet. […] La loi n’autorisant pas de mesures à caractère pénal pour des mineurs aussi jeunes, le juge d’instruction a ordonné une mesure éducative judiciaire provisoire (MEJP) avec l’interdiction pour le garçon notamment de sortir de son domicile entre 22h à 6h et de contacter sa victime.
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