L’envoi des personnes migrantes vers des centres d’hébergement en régions pour désengorger l’Île-de-France est un «levier efficace», mais «insuffisamment» utilisé et avec de fortes disparités dans l’accueil selon les territoires, pointe la Cour des comptes dans un rapport publié jeudi. L’afflux de migrants à la suite de la crise migratoire de 2015 a créé un déséquilibre entre leur présence «très concentrée» en Île-de-France et la capacité d’hébergement de cette région avec pour conséquence une hausse des personnes dormant dans la rue ou dans des campements, observe la Cour des comptes.
En 2024, le dispositif a permis de réaliser près de 18.000 orientations (proche de l’objectif fixé à 22.000) pour un coût «limité» de 50 millions d’euros, note l’institution chargée de s’assurer du bon emploi de l’argent public, au regard de l’ensemble des dépenses d’hébergement des demandeurs d’asile (962 millions d’euros).
Toutefois certaines régions sont «très en deçà des objectifs d’accueil, tandis que d’autres les ont dépassés», relève la Cour des comptes. […]



