Alors que la 31ème Pride de Toulouse s’est majoritairement déroulée dans le calme et la joie, des incidents violents sont venus perturber le cortège. Voici ce qui s’est passé.
[…]À la fin de la Pride et pour la première fois, le collectif organisateur Pride Toulouse avait prévu un concert after-pride, sur la place du Capitole. Alors que la soirée se passait dans le calme, un groupe d’une cinquantaine de personne constitué de (très) jeunes hommes vêtus de noir a débarqué dans les rues adjacentes à la place. « Ils venaient pour en découdre », résume notre source.
Arrivés dans la rue Saint-Rome, plusieurs de ces jeunes mettent d’abord le feu à des poubelles. Puis, rue Gambetta, ils croisent la route d’une jeune fille, qu’ils agressent très violemment : elle reçoit un coup de pied dans le thorax, si puissant qu’elle garde la trace de la chaussure sur la peau.
Ensuite, les jeunes agresseurs disséminés autour de la place du Capitole finissent par être ciblés par la police. Ils s’en prennent donc aux forces de l’ordre en lançant des projectiles et en tirant au mortier d’artifice, une dizaine de fois. De quoi faire courir la police nationale, accompagnée de policiers municipaux casqués, bien décidés à leur mettre la main dessus.
Au bout d’une heure, ils parviennent finalement à interpeller sept personnes. Sept garçons, âgés de 13 à 17 ans. Tous placés en garde à vue pour violences volontaires avec arme et dégradations, ils donneront des explications ubuesques : « Je suis venu pour récupérer des Snaps », dira l’un ; « pour dîner en ville », assurera l’autre, tandis qu’un dernier insistera sur le fait qu’il est simplement venu profiter de la Pride. À l’heure qu’il est, ils sont toujours en garde à vue.



