Mercredi 20 mai, en fin d’après-midi, un lycéen ukrainien a été roué de coups par deux agresseurs qui l’auraient soupçonné d’échanger des messages avec la sœur de l’un d’entre eux. Mais après l’intervention d’un témoin qui passait par là, ils auraient compris qu’ils s’étaient trompés de cible.
« J’ai vu deux garçons qui en pourchassaient un troisième. Au départ, je me suis demandé si c’était un jeu. » Ce mercredi 20 mai, vers 17 heures, un lycéen ukrainien de 17 ans rentre de stage lorsque, s’engageant dans l’étroite petite Rue de Monplaisir (Lyon 8e), il sent des mains se plaquer dans son dos et le pousser vigoureusement. S’ensuivent une chute, puis un déluge de coups.
Philippe Guelpa-Bonaro, ancien vice-président écologiste de la Métropole de Lyon délégué au climat, entre 2020 à 2026, remonte l’avenue des Frères-Lumière lorsqu’il assiste inopinément à ce déluge de violence. Il s’approche alors des agresseurs, deux jeunes hommes, dont l’un prétend qu’ils s’en sont pris au lycéen car ce dernier aurait « échangé des messages avec la sœur de l’un d’entre eux », supposément âgée de 14 ans, alors que lui, selon eux, en avait 18. Mais après avoir arraché le téléphone de la main de la victime, tétanisée, et vérifié son compte Instagram, ils se sont rendu compte qu’il s’agissait d’une « erreur de cible ». « Ils se sont excusés et sont partis », relate encore le témoin, dénonçant « un mode d’action d’une grande lâcheté ».
[…]




