Ce mercredi 27 mai, un homme de 29 ans a été jugé devant le tribunal de Carcassonne, pour répondre d’une rixe avec un groupe de rugbymen, lors de laquelle il avait grièvement blessé l’un d’eux avec une arme blanche, et touché plus légèrement un autre. Ces faits remontent au 1er novembre 2019 à Carcassonne, et font suite à une information judiciaire initialement ouverte au criminel pour “tentative de meurtre”.
Ce soir-là en centre-ville de Carcassonne, c’est dans la rue Armagnac qu’une rixe avait éclatée vers 2 heures entre le prévenu rejoint plus tard par un ami mineur, et un groupe de rugbymen passant sur le secteur. Depuis la rue, Yannis faisait ainsi du gringue à deux jeunes filles posées à la fenêtre de leur appartement, quand une embrouille verbale a rapidement pris corps avec les rugbymen. Des insultes ont ainsi fusé de part et d’autre, avant que ça finisse par dégénérer… “Vos gueules, bande de fils de pute. Si vous continuez, vous allez vous faire planter !”, rapportent des témoins au sujet des propos tenus par Yannis aux rugbymen.
Loin de faire le poids “face à ces Golgoths”, le prévenu a alors appelé à l’aide son copain mineur se trouvant à son domicile non loin de là, en lui demandant de ramener des couteaux “car il y a quatre mecs qui m’agressent… Il m’en a ensuite tendu un, et de là j’ai porté un coup ou deux !” Il s’avérera finalement qu’il a asséné six coups de couteau à l’un de ses adversaires, et un septième à un autre. Sept ans après, Yannis semble n’avoir pas encorevraiment pris conscience de la gravité des faits qu’il a commis. Touchée notamment à l’abdomen et au thorax cette nuit-là, la victime s’en était finalement sortie avec 90 jours d’ITT et un pronostic vital engagé durant cinq jours: “Ça s’est passé dans le feu de l’action, après que j’ai reçu une patate qui m’a fait voir des étoiles. C’est parti tout seul, par réflexe ! À la base, si j’ai pris le couteau, c’était pour faire peur et non pour blesser…” Au fil des déclarations du prévenu devant le tribunal, on a eu l’impression que beaucoup de choses n’étaient pas de sa faute. Il n’a pas cessé de minimiser les faits, voire de les banaliser.
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