À Nice, la statue dorée de Jeanne d’Arc installée dans le jardin éponyme, près du quartier de la Libération, continue de cristalliser les tensions politiques locales. Inaugurée en 2024 sous le mandat de Christian Estrosi, l’œuvre est de nouveau visée par La France Insoumise, qui y voit un symbole associé à l’extrême droite.
Le 2 mai, un orateur départemental de LFI a interpellé Auguste Vérola et Éric Ciotti sur les réseaux sociaux, en appelant à déboulonner la statue. Olivier Salerno avait déjà estimé, en mai 2025, que la statue servait de point de ralliement à l’extrême droite niçoise. Le collectif citoyen « Viva ! » avait également dénoncé le profil de l’Atelier Missor, auteur de la sculpture, connu pour ses « positions identitaires ».
LFI a notamment écrit : « Conseil à Auguste Verola et à Éric Ciotti. Il y a un autre monument à déboulonner et qui symbolise tout autant le bilan Estrosi. C’est la statue de Jeanne d’Arc que ce champion du monde, Antifa d’entre les deux tours, a offert à toutes les nuances d’extrême droite à Nice. Go !» Olivier Salerno avait de son côté déclaré : « Renaud Muselier (le président de la Région Sud), Estrosi, Ciotti and co. sont complètement matrixés (sic) par le délire trumpiste. Ça se revendique gaulliste et fils de résistants et ça fait monter l’extrême droite en flèche. À Nice, c’est derrière la statue de Jeanne d’Arc voulue par Estrosi que les fachos ressortent. »
Gaël Nofri, ancien président des Parcs d’Azur et à l’origine de la commande, avait défendu l’installation en affirmant que Jeanne d’Arc était « une figure profondément républicaine » et qu’elle « appartient à tous ». Depuis son élection, Éric Ciotti, soutenu par le RN, dit vouloir prôner « rassemblement et dialogue », tout en multipliant les gestes d’ouverture envers certains opposants locaux.





