Le château de Chambord cherche toujours à financer la restauration de son aile Renaissance, dite aile François-Ier, fragilisée depuis plusieurs années. Selon Le Figaro Magazine, environ 27 millions d’euros sont nécessaires pour ce chantier, auxquels s’ajoutent 10 millions d’euros pour un projet de centre intellectuel consacré à la Renaissance. À ce stade, 12 millions d’euros seulement auraient été réunis.
Dans ce contexte, Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, a proposé de manière informelle que le parc vendéen apporte son savoir-faire à Chambord, notamment dans la mise en valeur historique et artistique du site. Il affirme pouvoir mobiliser « une centaine de millions d’euros » dans le cadre d’une délégation de service public, en mettant en avant le modèle économique du Puy du Fou, ses 3 millions de visiteurs annuels et ses 300 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Le responsable du Puy du Fou dit avoir d’abord reçu un accueil favorable, avant qu’on lui oppose le manque de temps à un an de la présidentielle et l’annonce que l’État allait trouver les crédits nécessaires. Il s’en étonne, alors que Pierre Dubreuil, directeur du Domaine national de Chambord, indique que seuls 12 millions d’euros ont été réunis, dont 6 millions provenant des concours de l’État. Nicolas de Villiers insiste : « Ma seule motivation est de sauver un élément majeur du patrimoine français. Nous n’avons absolument pas besoin de Chambord pour gagner de l’argent ! »
Pierre Dubreuil défend de son côté une ligne de prudence sur l’avenir du château. Il affirme que, dans un lieu comme Chambord, « l’histoire […] doit être racontée comme un récit et non comme un roman », et rappelle son attachement à la « neutralité du service public ». Le texte indique aussi qu’il a déprogrammé un spectacle préparé par Mohamed el-Khatib et l’historien Patrick Boucheron pour 2027, refusant que Chambord devienne « l’otage d’un discours militant ».





