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Pourtant, certains ont excellé : Vincent Dedienne impeccable dans son hommage à Muriel Robin, notamment, car sa sincérité tranchait. Pour le reste, les propos resteront sur le ton du second degré et de la dérision polie, de la parodie et du treizième degré. Ce qui frappe cette année, est que tout doit être déminé à l’avance. Il n’y a vraiment que des blancs parmi les gagnants ? On a à peine le temps de s’en faire la réflexion qu’une vanne surgit pour bien montrer que les adhérents ne sont pas dupes. Dans le brouhaha des mots plus ou moins bons, une voix ploie : c’est celle de Jérôme Kirchner. Il reçoit le prix du meilleur acteur dans un spectacle du théâtre privé et sa mère est morte la veille. Dans ce décor de pacotille avec comme les autres années des bulles de savons qui envahissent l’écran, la moindre tonalité de véracité perce. Même impression avec Alex Lutz, du reste, qui reçoit un molière pour son spectacle (drôle) sur la mort de son père.

(…) Voilà, c’est fini, il est 23h55 et en différé, la cérémonie vient de se terminer. Quasiment pas de mention de la crise que traverse le secteur à travers les coupes budgétaires et des difficultés bien réelles des compagnies pour survivre. Est-ce si étonnant ? Il n’y aura pas eu la traditionnelle délégation des intermittents. Les mots Gaza, Ukraine ou Mali n’auront pas été prononcés. Sauf endormissements de notre part, les lauréats sont tous blancs. Mais cette cérémonie, et c’est l’hôte de la soirée Jean-Marc Dumontet qui le dit en clôturant la soirée dans un très long discours confus, «aura favorisé toutes les diversités». Vraiment? Sur ce thème, la drag queen Paloma a été parfaite.

Libé

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