Sous un nouveau nom, Cocoland, le très décrié forum de discussion anonyme a rouvert. Il est pourtant cité dans plus de 23 000 procédures pénales – dont l’affaire Pelicot, dite des viols de Mazan, ou du meurtre de Philippe Coopman. Le parquet de Paris a d’ailleurs lancé une nouvelle enquête ce mardi 28 avril, confiée à l’unité nationale cyber de la gendarmerie nationale, à l’encontre de cet avatar du site Coco. (…)
Pour le démontrer, l’association Face à l’inceste s’y est connectée une demi-heure, « en se présentant comme Lou, une enfant de 13 ans ». Résultat ? « En moins d’une minute, nous avons été sollicités par trois hommes, souhaitant nous initier au sexe », dénonce l’association. Et « en seulement 10 minutes, 15 hommes – tous majeurs, tous conscients de parler à une fille de 13 ans, sont entrés en contact avec notre profil » (…)
Immatriculé à l’étranger, considéré comme un repère de prédateurs par des associations de protection de l’enfance et mis en cause dans des guets-apens homophobes, le site internet Coco a été fermé par la justice en juin 2024. Son fondateur, l’Italien Isaac Steidl, a été inculpé le 9 janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d’images pédopornographiques, de corruption de mineur via internet et association de malfaiteurs. Isaac Steidl conteste les accusations.
« Le retour du site Coco, c’est une vraie gifle à la promesse de protection qu’on fait », avait réagi la haute-commissaire à l’Enfance Sarah el Haïry, sur la radio RMC, le 18 avril.





