La Direction générale de la sécurité intérieure doit être entendue à huis clos le 11 mai au Palais du Luxembourg par la délégation aux droits des femmes du Sénat. L’audition portera sur la menace masculiniste, au moment où cette délégation prépare un rapport attendu en juin après sept mois d’enquête.
Selon l’article, le sujet provoque des tensions en interne à la DGSI. Alors que l’État pousse le Renseignement intérieur à suivre les activistes liés au « terrorisme misogyne », des policiers de la DGSI et des juges antiterroristes se montreraient réticents à s’emparer de ce dossier, malgré la hausse des féminicides. La directrice générale de la sécurité intérieure aurait accepté de prendre l’affaire au sérieux, mais se retrouverait relativement isolée.
Les citations et formulations rapportées dans le texte soulignent cette résistance interne : « terrorisme misogyne », « crise de la masculinité », ou encore cette interrogation attribuée à l’état d’esprit de certains services : « Un truc de bonnes femmes pas digne de nos contre-espions censés se concentrer sur le haut du spectre du terrorisme ? » L’article rappelle aussi que les mêmes réticences avaient déjà été observées lorsque le gouvernement avait demandé à la DGSI de surveiller les meneurs des gilets jaunes.
La délégation aux droits des femmes du Sénat doit rendre son rapport en juin. La DGSI a demandé que l’audition de l’un de ses responsables reste secrète, signe, selon l’article, des remous provoqués par ce dossier au sein du Renseignement intérieur





