À Quimper, le bras de fer se durcit autour du Banquet breton prévu le 5 décembre 2026 au parc des expositions. Alors que Quimper Bretagne Occidentale maintient sa demande de suspension pour des raisons de sécurité et d’ordre public, les organisateurs du Canon français affirment qu’« il n’est pour l’heure pas question d’annulation ».
Ce lundi 27 avril, la billetterie était toujours ouverte en ligne, avec des places affichées à 80 € par adulte. Selon la société Le Canon français, spécialisée dans ces grands banquets mêlant ripailles, vins et chansons, 1 200 billets avaient déjà été achetés, une progression présentée comme « une belle dynamique sept mois avant ». Pourtant, la SPL Quimper Événements, gestionnaire du parc des expositions, a indiqué avoir « décidé de ne plus donner suite à cette demande de réservation », après avoir été saisie par Quimper Bretagne Occidentale, qui évoque des « tensions significatives » autour de ces événements, associés par certains à l’extrême droite.
Géraud de la Tour, cofondateur du Canon français, dit son incompréhension. « Nous sommes depuis longtemps en contact avec le parc des expositions, et dans de très bons termes. Nous avons signé un contrat, payé des acomptes, multiplié les réunions… Et nous apprenons cela dans la presse ! Ce n’est pas correct », affirme-t-il. L’organisateur se dit « abasourdi » et dénonce « une volonté de censure injustifiée », assurant que cette fête n’est « ni de droite, ni de gauche ». Il met aussi en avant « trois jours de fête avec 4 500 personnes réunies à Troyes, dans une excellente ambiance ».
De son côté, l’agglomération quimpéroise réaffirme sa position. QBO dit rester « pleinement engagée dans le strict respect des libertés », mais justifie sa demande de suspension par des « interrogations sérieuses concernant les conditions de sécurité, d’ordre public et d’accueil ». La collectivité invoque les débordements observés dans d’autres métropoles et appelle à une « vigilance particulière » pour garantir des manifestations respectueuses des « valeurs républicaines ». Le litige se joue désormais aussi sur le terrain contractuel, les « suites commerciales » relevant des discussions entre la SPL Quimper Événements et l’organisateur.
Le banquet du Canon français prévu à Quimper le 5 décembre 2026 n’aura finalement pas lieu. Le parc des Expositions de Quimper a décidé d’annuler l’évènement, après les incidents survenus à Caen le 18 avril lors d’une manifestation comparable.
Selon le texte, le Canon français réunit plusieurs milliers de personnes à chaque édition autour d’un « moment convivial » et de « produits de terroir ». L’organisation avait réservé une date à Quimper, mais le gestionnaire du parc des Expositions, Quimper Évènements, a préféré renoncer à accueillir la manifestation après les débordements signalés à Caen.
Quimper Évènements évoque des « évènements de nature comparable » qui « ont pu donner lieu à des tensions significatives en matière de sécurité, d’ordre public, justifiant une vigilance renforcée ». À Caen, le 18 avril 2026, 200 personnes avaient quitté le banquet pour rejoindre le centre-ville. Certains participants auraient été vus faisant des saluts nazis et proférant des insultes racistes, selon ICI Normandie.
Le texte précise également que l’association du Banquet français est financée par Pierre-Édouard Stérin, présenté comme un homme d’affaires et milliardaire d’extrême droite, qui entend aider les droites extrêmes, libérales et conservatrices à conquérir le pouvoir lors de la prochaine élection présidentielle.





