Le passager d’un TGV reliant Paris à Toulouse s’est rendu compte, lors d’une halte à la gare Saint-Roch (de Montpellier), mercredi 22 avril en début de soirée, que ses bagages avaient disparu. En géolocalisant ses deux valises, il a permis aux policiers de la Bac d’appréhender ses trois voleurs.
Voilà un passager de la SNCF qui peut se féliciter de s’être doté d’un dispositif de géolocalisation de ses valises. Et pour cause, ce mercredi 22 avril, aux alentours de 20 h 45, alors que le TGV Paris-Toulouse, fait une halte en gare Saint-Roch à Montpellier, l’intéressé se retourne, presque machinalement, et constate, stupéfait, que ses bagages lui ont été dérobés par des individus malintentionnés.
Il appelle immédiatement le “17” pour dénoncer les faits et donne des informations précises, couleur, taille, forme, sur ses deux valises qui vont s’avérer extrêmement précieuses. D’autant qu’il rajoute qu’il vient de les localiser sur le cours Gambetta dans le centre-ville de Montpellier.
Trois Algériens en situation irrégulière
Une patrouille de la Brigade anti-criminalité est immédiatement dépêchée sur place et aperçoit rapidement trois individus assis à côté de deux valises qui correspondent à s’y méprendre à celles qui ont été volées dans le train. Les trois suspects sont contrôlés et, pour lever toute ambiguïté, une photo est envoyée à la victime qui confirme qu’elles sont bien à lui.
Interpellé sur-le-champ, le trio est placé en garde à vue. Il s’agit de trois Algériens en situation irrégulière sur le territoire national, âgés de 19, 21 et 27 ans, originaires de la région parisienne. Face aux enquêteurs, ils reconnaissent être descendus du train à Montpellier avec les valises, tout en se renvoyant la responsabilité du vol. Les investigations ont révélé qu’ils avaient déjà commencé à en examiner le contenu.
Deux OQTF et une conduite au Cra de Toulouse
À l’issue de leur garde à vue, les deux majeurs de 21 et 27 ans ont fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Ils devront également répondre de vol en réunion devant le tribunal judiciaire de Montpellier le 22 octobre prochain. Le plus jeune, celui de 19 ans donc, a quant à lui été conduit au centre de rétention administrative de Toulouse pour expulsion dans son pays d’origine.
Les valises, elles, ont pu être restituées à leur propriétaire, soulagé de récupérer ses effets personnels. Une affaire rondement menée, où la technologie embarquée dans les bagages a joué un rôle déterminant, transformant un simple vol opportuniste en interpellation quasi immédiate.





