Fdesouche


Au terme de sept heures d’audience, le tribunal correctionnel de Nice a condamné cinq hommes, coupables d’être à la tête d’un réseau de passeurs de migrants entre l’Italie et la France.

Deux heures du matin, pile : le  tribunal correctionnel de Nice  (Alpes-Maritimes) condamne cinq hommes à des peines de trois à quatre ans de prison ferme. Motif ? Avoir aidé à l’entrée, à la circulation et au séjour irrégulier d’étrangers en France. Seul l’un d’entre eux repart libre sous contrôle judiciaire, ayant écopé de deux ans d’emprisonnement, dont un avec sursis. Cinq ans d’interdiction du territoire français  sont prononcés contre les quatre principaux prévenus – le double avait été requis.

Pour l’ensemble des prévenus – et de leurs conseils respectifs -, la déception fut à la hauteur de leur incompréhension, face au «vide abyssal du dossier», avancé par plusieurs avocats dès l’ouverture des débats. Peu avant 19 heures, ils étaient alors cinq, à comparaître dans la nuit niçoise et naissante : trois assis dans le box, extraits de détention provisoire, et originaires de  Guinée  ; debout à la barre, un homme italien âgé de 66 ans ainsi qu’un  Somalien  d’une trentaine d’années. Aucun ne possède de casier judiciaire, tous travaillent et sont en situation régulière sur le territoire français, disposant d’un titre de séjour valide – l’un d’eux possédant le statut de réfugié.

Soupçonnés d’avoir joué «un rôle actif», selon les termes du ministère public, dans un réseau de passeurs à la frontière entre la France et l’Italie, ils auraient organisé plusieurs traversées, pendant près d’un an, entre octobre 2024 et septembre 2025, au travers de la  gare de Vintimille , «dernier point d’entrée avant le territoire national», ou par les routes suisses. […]

Quatre des prévenus se voient en outre reprocher d’en avoir «profité pour solliciter des faveurs sexuelles» à plusieurs jeunes femmes désargentées. «Non, je n’ai pas fait cela», se défend un des prévenus dans le box. «Je lis encore», enchaîne la présidente en haussant les sourcils. «Vous dites à votre interlocuteur : “comme c’est le Ramadan, je ne l’ai pas touchée”» . «Juste un bisou», reconnaît pour sa part le sexagénaire italien. «Je vous rassure, vous n’êtes pas poursuivi pour viol» , grince plusieurs fois la magistrate. […]

Le Figaro

Agence de marketing prémonition présentation

En direct sur X :

Fdesouche sur les réseaux sociaux

En direct sur X :