Ils l’appellent la « digitalisation » du crime. Depuis son canapé, pouvoir trouver de la drogue, des informations d’un fichier police, une arme, des faux papiers… Plus besoin d’aller traîner ses guêtres dans les bas-fonds des milieux criminels pour accéder à un réseau. Tout se trouve en numérique, en un clic ou presque. Des biens, mais aussi des services : vendeur de drogue, livreur par drone, meurtrier, candidat pour filmer un homicide.
L’accessibilité du crime et des criminels décuple l’expansion de la criminalité organisée, au-delà même du trafic de stupéfiants. C’est ce que constate le Sirasco, service de renseignement criminel de la police judiciaire, dans son rapport 2026 sur l’état de la menace liée à la criminalité organisée que le Pointa pu consulter. « La digitalisation a largement favorisé la rencontre entre l’offre et la demande de biens et services criminels », indique Annabelle Vandendriessche, cheffe du Sirasco. […]
Le rajeunissement des « petites mains » en découle également, majoritairement recrutées en ligne, souvent extérieures au grand banditisme : « l’ensemble de la jeunesse est désormais exposé à la criminalité organisée au-delà des viviers traditionnels de recrutement de jeunes en rupture scolaire issus de quartiers défavorisés. Bon marché et mobiles, les plus jeunes sont désormais recrutés par voie digitale dans tous les domaines criminels, la tendance la plus inquiétante étant le rajeunissement des auteurs d’assassinats et de tentatives d’assassinats entre délinquants. » Des mineurs que l’on retrouve aussi désormais dans les affaires d’enlèvements et séquestrations. […]
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