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30/04/2024



Le parquet évoque des insultes réciproques mais pas de propos racistes de la part de Matisse :


Quelques mots de travers après une improvisation de rap, un duel à mains nues qui éclate et un « vaincu », ivre de colère, qui se venge à coups de couteau. C’est le scénario, confirmé par les premiers éléments de l’enquête, que nous a expliqué le frère aîné du suspect. (…)

Pour tenter de saisir les ressorts de ce qui apparaît pour le moment comme une terrible pulsion criminelle, il faut revenir quelques dizaines de minutes en arrière. La scène se déroule à l’intérieur d’une voiture épave, une Renault Twingo abandonnée, où Matisse et Akmal* [prénom modifié], qui ne se connaissent que très peu, ont pris place en compagnie de deux copains communs. Ce samedi 27 avril, en fin d’après-midi, le quatuor se lance dans un concours improvisé de « rap freestyle ».

À l’issue de la prestation d’Akmal*, Matisse aurait lâché quelques mots dévalorisants, teintés peut-être de moquerie. Le jeune Afghan réagit au quart de tour et propose un affrontement physique à mains nues, dans le sous-sol d’un immeuble situé à proximité. Défi accepté. Une bagarre à mains nues éclate.

Des coups de poing au visage sont échangés. Le sang coule. Matisse s’en serait sorti « vainqueur » et pourrait, selon le mis en cause et les deux témoins présents, avoir prononcé quelques paroles perçues comme des injures raciales [NdeFDS : le parquet évoque des insultes réciproques mais pas de propos racistes de la part de Matisse]. Akmal*, le « vaincu », ne supporte pas l’affront. La brouille entre adolescents de 15 ans bascule dans l’horreur.

Le jeune Afghan rentre dans son immeuble. Selon les explications livrées au cours de sa garde à vue, il récupère un couteau, non pas dans l’appartement familial mais dans une partie commune, même si des questions restent ouvertes à ce sujet. Puis il revient vers le groupe de trois garçons avec lesquels il rappait seulement quelques minutes plus tôt. Ces derniers ont repris place à bord de la Twingo abandonnée et ne voient pas le danger arriver.

Akmal* ouvre le coffre de la voiture et s’en prend à Matisse. Celui-ci s’extirpe du véhicule et tente de fuir. Mais les coups pleuvent et la colère de l’assaillant semble inextinguible. Matisse finit par s’effondrer cinquante mètres plus loin, sous les yeux de riverains impuissants et de ses deux copains tétanisés.

La mère d’Akmal*, alertée peut-être par les cris des jeunes du quartier, serait arrivée sur place après son fils. Mais son rôle exact dans les quelques minutes qui enveloppent la commission des faits doit encore être étudié. Dans le quartier Saint-Denis, les voisins brossent le portrait d’une femme irascible voire violente, y compris avec son mari et ses cinq enfants (deux garçons et trois filles), et surtout très instable sur le plan psychologique. Raison pour laquelle une partie de la fratrie aurait été placée, ces dernières années, dans des familles d’accueil.

Elle aurait giflé le jeune Matisse alors qu’il gisait à terre. Un geste qui pourrait aussi, selon certains témoins, s’interpréter comme une vaine tentative de ranimer l’adolescent.

Selon une source proche du dossier, Akmal* souffrirait lui aussi de troubles de la personnalité. Interrogé sur ce point, Sahil, le frère aîné, admet que son cadet suivait ces derniers temps un traitement médicamenteux censé réguler ses changements brutaux d’humeur. En grande difficulté scolaire et perçu de manière négative par les jeunes du quartier, il tentait d’exister par tous les moyens, surtout les plus violents. (…)

*Prénom modifié

Le Parisien


29/04/2024

Le préfet de l’Indre “appelle chacun au calme et à la dignité” après la mort de Matisse :

Tout en présentant ses “condoléances aux parents et aux proches des victimes”, le préfet appelle également “à respecter le deuil de la famille”. Ce communiqué précise également que “les effectifs de police de Châteauroux restent largement déployés, notamment aux alentours du lieu du drame, pour assurer le calme”. (…)

BFMTV


Plusieurs vidéos (antérieures au drame) de l’Afghan qui aurait tué Matisse :


« Il aimait dire qu’il avait des problèmes avec la police » confient des connaissances de R.M. à notre reporter. Le profil du meurtrier présumé de Matisse Marchais se dévoile. (…)

Il aurait récemment changé de collège, sans que l’on en connaisse encore la raison. L’adolescent traînait souvent au centre-ville pour faire du rap ou discuter avec ses copains. « Il aimait dire qu’il avait des problèmes avec la police, rapportent des connaissances. Il se la jouait racaille… »

Le Nouveau Detective



Les contours de la rixe, qui a conduit à la mort de Matisse, 15 ans, poignardé samedi à Châteauroux (Indre), commencent à se dessiner. Selon les premiers éléments de l’enquête, une altercation aurait éclaté entre les deux adolescents, tous les deux à pied, sur la voie publique.

Dans un second temps, l’adolescent, soupçonné d’être l’auteur du meurtre, serait revenu en voiture avec sa mère, avant de poignarder Matisse, selon les informations du Parisien. Mais après ces coups de couteau, la mère du mis en cause aurait giflé Matisse, a-t-on également appris.

Placés tous les deux en garde à vue, samedi, l’auteur présumé des faits, un mineur afghan du même âge que la victime, et sa mère, doivent être déférés ce lundi dans l’après-midi au pôle judiciaire criminel. Comme nous l’avons révélé, le suspect, déjà connu de la justice, a déjà été mis en examen, le 22 avril dernier, dans une autre affaire pour « vol aggravé avec violence ». Agnès Auboin, la procureure de la République de Châteauroux, a ouvert une enquête pour « tentative d’homicide volontaire ».

Des zones d’ombre persistent, mais un scénario semble se préciser. Une altercation aurait donc éclaté entre les deux adolescents en pleine rue. Au cours de l’échange, des « propos racistes auraient été tenus par Matisse » selon des témoins, a fait savoir une source policière au Parisien, appelant à la prudence et rappelant qu’on est dans le contexte d’une altercation dans la rue.

Au cours de la dispute, Matisse aurait « pris le dessus » et asséné une gifle à l’autre adolescent, qui a pris la fuite. Dans un second temps, ce dernier serait revenu, vers 17h45, en voiture, accompagné de sa mère. C’est à ce moment-là, depuis le véhicule, qu’il aurait poignardé Matisse de deux coups de couteau, dont l’un atteignant le cœur. Après ce geste, la mère de l’adolescent, soupçonné d’être l’auteur des coups mortels, aurait à son tour giflé Matisse.

Le Parisien


Les enquêteurs de Châteauroux en savent désormais un peu plus sur le contexte dans lequel s’inscrit la mort de Matisse, 15 ans, poignardé samedi en fin d’après-midi. Selon les premiers éléments de l’enquête que révèle RMC, le suspect – prénommé R. – actuellement en garde à vue serait passé à l’acte pour se venger après des violences et des insultes dont il aurait été victime en raison de ses origines afghanes, selon une source proche de l’affaire.

Le matin même, une altercation a éclaté entre les deux adolescents de 15 ans dans leur quartier. Devant témoins, Matisse aurait asséné un coup de poing au visage de R. après l’avoir insulté, le qualifiant de “fils de Ben Laden”, “fils d’Afghan” et l’incitant à retourner dans son pays, a appris RMC.

Ces faits, racontés par le suspect en garde à vue, ont été confirmés aux policiers par des témoins. Sa blessure au visage a également été constatée par un médecin dans le cadre de sa garde à vue. Devant les enquêteurs, R. a précisé avoir déjà subi des faits identiques de la part de Matisse deux semaines auparavant.

RMC


28/04/24


Après la mort de Mathis, tué samedi à Châteauroux (Indre) par un adolescent du même âge, le quartier Saint-Denis est sous le choc.

« Je suis ici depuis soixante-deux ans ! Je n’aurai jamais pensé vivre un tel drame ! » lance Marie-José, 80 ans, après la mort de Mathis, 15 ans, samedi 27 avril à Châteauroux, avant de refermer ses volets. La police scientifique procède aux derniers relevés derrière les rubalises jaunes et noires. Ils viennent d’emmener l’épave d’une Twingo abandonnée au pied des immeubles depuis plusieurs mois. Pneus crevés, pare-brise fissuré, sièges éventrés. Elle servait de point de rendez-vous à certains jeunes.

Pascal la voyait depuis au moins trois mois. Et s’inquiétait du trafic qu’elle abritait. « Certains fumaient des joints en nous narguant. Saint-Denis était un quartier paisible, où il faisait bon vivre. Depuis quelques années, les incivilités, puis les petits trafics de drogue, sont devenus monnaie courante. Pas plus tard que lundi dernier, j’ai dit à un voisin qu’un jour ou l’autre on aurait un problème. C’est arrivé et c’est bien triste », déplore-t-il.

(…) Le Parisien


Une enquête pour homicide volontaire est menée par le parquet de Châteauroux.

(…) il s’agit d’un mineur de 15 ans, jamais condamné par la justice mais visé par deux procédures pénales (…)

Rapidement, les enquêteurs ont eu des raisons de soupçonner une participation de la mère du suspect dans les faits de violence. Elle a donc, elle aussi, été interpellée et placée en garde à vue. Cette femme de 37 ans ne présente aucun antécédent judiciaire. (…)

France Bleu



Selon nos informations, ce jeune homme de nationalité afghane dont les parents sont en situation régulière a été mis en examen la semaine dernière pour « vol aggravé avec violence ». Il s’agit d’une affaire de guet apens tendu via les réseaux sociaux avec vol de portable à la clef. Le suspect avait été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, compte tenu de son âge – âgé de moins de 16 ans – et de l’absence de casier judiciaire. Il est par ailleurs impliqué dans une autre affaire en cours. Des informations que nous a confirmées Agnès Auboin, la procureure de la République de Châteauroux.

Le Parisien


27/04/24

Un adolescent de 15 ans est mort poignardé samedi 27 avril 2024. Une enquête a été ouverte par le parquet de Châteauroux pour déterminer les circonstances de la rixe survenue dans le quartier Saint-Denis.

La Nouvelle République

Une autre affaire dans laquelle l’agresseur serait impliqué :

La scène s’est déroulée sous les yeux de plusieurs passants, en plein samedi après-midi à Châteauroux, au parc de Belle-Isle. La police est intervenue vers 17h pour une extorsion au couteau. Depuis, deux mineurs ont été placés en garde à vue et mis en examen pour vols et violences aggravés. L’un des jeunes est sous contrôle judiciaire, l’autre reste libre. Mais il reste encore d’autres protagonistes en liberté.

Wael fait partie des passants, lui n’a pas hésité à intervenir. “Tout d’un coup, j’ai vu que ça n’allait pas, avec un groupe de jeunes autour d’une personne. J’ai demandé s’il y avait un problème”, raconte le Castelroussin. Il sort son téléphone portable pour filmer. Un réflexe qui fait fuir les cinq auteurs présumés de l’agression. Et qui permettra plus tard à la police d’identifier plusieurs protagonistes. Plusieurs sources nous confirment que l’agression aurait été violente“L’homme m’a dit qu’il avait été menacé avec un couteau, qu’on lui a piqué son téléphone portable et qu’ils ont essayé de le pousser dans l’eau”, explique Wael.

Selon ce témoignage recueilli par France Bleu Berry, c’est une sorte de piège, de guet-apens qui aurait été tendu à la victime supposée. “La personne m’a dit qu’elle avait un rendez-vous avec une fille, après avoir discuté sur une application de rencontres. Et quand il est arrivé, il y avait ce groupe de jeunes”, poursuit Wael. “Un des jeunes m’a aussi dit que l’homme draguait sa sœur, que c’était un pédophile, un pointeur”, ajoute-t-il.

France Bleu

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