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« Quoicoubeh », « Apanyae » : il suffit de tendre l’oreille pour entendre ces expressions fuser à la sortie du collège Georges Rouault, à quelques pas de la porte de Pantin, dans le XIXe arrondissement de Paris. Un surveillant sourit : « ah oui, ça, ça n’arrête pas en ce moment ». Les parents de collégiens fatiguent aussi quand leurs têtes blondes ne cessent de s’époumoner avec ces mots obscurs au dîner. Inutile de tenter de comprendre ce que cela signifie. « Quoicoubeh », qu’on peut aussi orthographier « Quoikoubeh », ça ne veut absolument rien dire. Tout comme « Apanyae », qu’on peine tout autant à épeler. 

 « Ils s’amusent à jouer avec les mots », s’amuse Catherine Duval, professeure de Français au collège Georges Rouault. « En gros, les enfants nous posent des questions, souvent en parlant une sorte de langue étrangère inventée et quand on répond « quoi » ils répondent « coiffeur » ou « quoicoubaye » »

Le Parisien


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