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Rebondissements dans l’affaire Athanor : Un policier de la DGSI mis en examen ; la famille de la principale victime va porter plainte contre l’Etat car elle n’a pas été avertie de l’identification de sa dépouille pendant 2 ans (MàJ)

23/01/2023

Un policier en poste au sein la DGSI, le prestigieux service de renseignement intérieur, a été mis en examen à Paris le 9 décembre dernier pour “association de malfaiteurs”, en vue de commettre un meurtre en bande organisée. II est soupçonné de s’être procuré l’adresse privée du pilote et de l’avoir transmise à l’officine criminelle contre rémunération. L’agent de renseignement de 49 ans, en poste depuis 2011 et également passé par la DGSE entre 1996 et 2007, a assuré à plusieurs reprises devant les enquêteurs de la Brigade criminelle qu’il n’était “pas au courant du projet criminel”.

Mais d’après nos informations, celui-ci a reconnu avoir obtenu l’adresse grâce à une recherche policière dans des fichiers administratifs, fin 2017. “Pendant des mois, je me suis réveillé à six heures du matin en pensant que vous alliez venir me chercher”, a-t-il confessé devant les enquêteurs de la police judiciaire parisienne. Le suspect affirme n’avoir appris la mort du pilote qu’en février 2021, lorsque le démantèlement du réseau criminel lié à la loge maçonnique Athanor de Puteaux (Hauts-de-Seine), a fait la Une des journaux.

(…)

Par ailleurs, le dossier de l’assassinat de Laurent Pasquali va connaître une autre évolution dans les prochaines semaines. D’après les informations de RTL, la mère et le frère du pilote souhaitent en effet déposer plainte contre l’État pour faute lourde, affirme leur avocate, Me Sandrine Pégand. Car les ossements de Laurent Pasquali, découverts par un promeneur dans une forêt près de Cistrières en septembre 2019, ont été identifiés dès novembre 2019, et ce grâce à l’ADN de sa mère, prélevé dans le cadre de l’enquête pour “disparition inquiétante”, ouverte à Nanterre.

Mais la famille n’a jamais été informée de cette identification. C’est par la presse, en février 2021, lorsque parait l’information sur les crimes avoués par le réseau des “francs-maçons criminels”, que les proches de Laurent Pasquali apprennent sa mort violente. “Tous les soirs pendant deux ans et demi, il y a une mère qui a mis une assiette en plus à table, persuadée que son fils allait rentrer. C’est tout simplement inhumain”, déplore Sandrine Pégand. “On nous a dit que c’est parce que la famille était soupçonnée, mais il n’y a pas un seul acte d’enquête en ce sens au dossier”, a-t-elle ajouté. La plainte doit être déposée dans les prochaines semaines.

RTL

Merci à Hugues

06/05/2022

Documentaire sur l’affaire par Complément d’Enquête

01/05/2021

Meurtre, espions et francs-maçons : l’incroyable affaire Athanor

La tentative d’assassinat ratée d’une formatrice en coaching à Créteil en juillet 2020 et l’arrestation d’un commando appartenant à la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) a entraîné la découverte de multiples projets d’exécution. Une affaire hors normes.

La police a mis au jour une organisation criminelle dont les principaux membres appartenaient à une loge maçonnique. Ils sont soupçonnés d’avoir commandité des agressions, voire des meurtres, en ayant recours à des mercenaires et des plantons de la DGSE qui pensaient remplir des missions pour le compte de l’État.

Deux hommes armés arrêtés au petit matin dans un quartier résidentiel de Créteil… Lorsqu’ils ont hérité de l’affaire au creux de l’été 2020, les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne ne s’attendaient certainement pas à ouvrir une boîte de Pandore. À tomber sur le corps d’un champion automobile enterré dans une forêt de Haute-Loire. À ressortir les photos d’un élu francilien au visage tuméfié. À découvrir que la vie d’un syndicaliste de province ne tenait qu’à un fil.

Ils ignoraient sans doute aussi qu’ils auraient à investir des lieux aussi secrets que sensibles. Une base du service action de la DGSE près d’Orléans, et une loge maçonnique des Hauts-de-Seine dans lesquelles plusieurs projets sanglants semblent avoir été orchestrés. À ce stade des investigations, douze personnes sont mises en examen. Si toutes restent présumées innocentes, une majorité d’entre elles a livré aux enquêteurs des récits glaçants.

[…]

L’intégralité disponible sur FranceTV Info


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