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Jugé coupable du viol d’une dame de 83 ans à Niort en 2019, Walid Jhihire a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Deux-Sèvres, vendredi 9 décembre 2022.

(…) Pourquoi cette dame ? « C’était malheureusement la première venue. » Pourquoi une vieille dame ? « Je ne pensais pas qu’elle était si âgéeQu’y aurait-il d’excitant pour un jeune de 20 ans d’aller violer une grand-mère ? Rien. Rien du tout. »

Sauf qu’entre son agression et l’interpellation de son agresseur en janvier 2020, cette dame de 83 ans a vécu « quatre mois d’angoisse », témoigne en son nom Me Camille Clisson. Outre le choc physique et psychologique qu’on imagine, elle avait aussi passé trois mois à l’hôpital, rendue malade par le traitement anti-VIH nécessaire après le viol. Elle avait aussi dû abandonner cette maison où elle vivait depuis plus de soixante ans, fuir ce quartier dont elle était une mascotte, appréciée de tous ses voisins…

L’avocate générale Nina Blanchon ne croit à aucun des récits de l’accusé, elle doute de sa capacité à se remettre en cause, elle prédit qu’il restera dangereux. « Non, ce qu’il a fait n’était pas qu’une bêtise, il ne s’agit pas un simple écart de conduite. Il a agi comme un prédateur sexuel. »

Pour ce qu’elle considère comme « le viol de l’angoisse »« une agression gratuite par un simple inconnu, en pleine nuit, chez soi, dans son cocon », elle requiert vingt ans de réclusion. Le maximum encouru.

En défense, Me Aurélien invite aussitôt la cour d’assises à la raison : « C’est compliqué à entendre, mais… je ne crois pas que ce soit le pire des viols commis par la pire des personnalités… » 

(…) La Nouvelle République

Face aux jurés et à la présidente, Marie-Noëlle Billaud, le mis en cause, aujourd’hui âgé de 23 ans, a reconnu avoir violé, le 18 septembre 2019, chez elle, à Niort, une dame de 83 ans. Un viol d’une sauvagerie sans nom. Comment fait-on pour quitter les lieux en laissant cette femme, qui a l’âge de sa grand-mère, dans cet état ?, s’interroge Me Clisson.

Depuis les faits, l’octogénaire a dû quitter sa maison pour intégrer un foyer logement. Une maison dans laquelle elle vivait depuis 1955. Elle a laissé derrière elle ce quartier niortais où elle était chez elle. Elle y connaissait tous les commerçants. Son indépendance, c’était sa fierté, rappelle l’avocate représentant les intérêts de la vieille dame et de sa fille.Walid Jhihire ne se remet aucunement en question. Dès qu’il remettra les pieds dehors, il recommencera, poursuit-elle en soutenant que le mis en cause avait repéré sa victime, savait où elle habitait.

Ouest-France


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