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09/12/2022

À Quimper, la boucherie du quartier de Kermoysan a rouvert ce jeudi matin, avec à sa tête de nouveaux gérants. L’étal est toujours aussi bien achalandé mais la viande est désormais 100 % halal. Un plus pour attirer de nouveaux clients tout en retrouvant les fidèles. (…)

Les repreneurs associés, Emel Tarim Altintas et Youssef El Karmoudi, n’ont pas fait les choses à moitié pour faire de cette réouverture un événement. Au menu : pâtisseries marocaines, petits fours salés et sucrés, thé à la menthe et café à volonté.

« C’est une boucherie 100 % halal mais ouverte à tous ! », précise le Quimpérois Youssef El Karmoudi, qui insiste aussi sur les prix compétitifs affichés. « Le halal, c’est la même viande que tout le monde consomme, sauf que les animaux ne sont pas abattus par électronarcose mais manuellement. Le marché du halal est énorme. ». (…) La Boucherie quimpéroise est le troisième commerce de ce type à Quimper, mais désormais la plus grande boucherie halal de la ville.

Dans le commerce, des nouveaux clients amateurs de viandes halal et aussi d’anciens clients, des fidèles de Marilyne et Karl Chastel, qui ont tenu cette boucherie durant 17 années. « J’avais peur de ne pas retrouver les mêmes morceaux de viande que j’apprécie, comme le foie de génisse que mes enfants et petits-enfants adorent. Mais quand je vois que Curt Chastel est là, je suis rassurée », confie aussi Christine, tout sourire. En effet, le fils des anciens bouchers a intégré l’équipe.

Le télégramme


15/09/2020

18 h 45, ce samedi. Un jeune homme, entièrement vêtu de noir, est entré dans la boucherie par la porte latérale. Karl, Marilyne et Curt, leur fils, servaient les derniers clients, tout en ramassant les denrées, en cette fin de journée. « Il avait un joint à la bouche et a soufflé sa fumée dans la boutique », relate le boucher, qui lui a intimé de partir. Marilyne, elle, l’a pris en photo, « pour avoir une preuve ». (…)

« Il a tout brisé sur la vitrine d’un revers de bras, puis a pris des pots de miel, des terrines, du pâté et les a lancés sur notre fils qui a réussi à les éviter », précise le boucher. Personne n’a été blessé.

Ce n’est pas la première fois que le boucher, présent depuis seize ans dans le quartier, a des problèmes avec certains jeunes du quartier. « Ça s’était calmé car on s’était expliqué », relate Karl Chastel. (…) Désabusé, celui qui a grandi à Kermoysan aimerait que le quartier « retrouve son calme et sa paix d’il y a quelques années » : « On ne veut pas céder mais cela ne peut pas continuer comme ça », appuie-t-il, ayant déjà pensé à déménager.

Le télégramme


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