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07/12/2022

Le condamné, un homme de 33 ans, reconnu comme « pauvre » intellectuellement par les experts, n’avait pas cessé de répéter qu’il ne « voulai(t) pas tuer » le septuagénaire. Mais la blessure infligée au metteur en scène de théâtre aurait été fatale s’il n’avait pas été rapidement secouru par des passants.

L’agresseur du metteur en scène de théâtre Alain Françon, qui avait eu la gorge presque tranchée en mars 2021, a été condamné à 25 années de réclusion criminelle par la cour d’assises de l’Hérault mercredi. La peine infligée à Mohamed Kamel, 33 ans, jugé depuis lundi pour « tentative de meurtre », a été assortie d’une « période de sûreté des deux tiers » et d’un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec obligation de soins.

Cette condamnation est inférieure à la réclusion à perpétuité qu’il encourait et aux 30 années de prison réclamées mardi par l’avocat général. « Il ne s’agit pas de la peine maximale, parce que, peut-être, vous pourriez vous ressaisir et essayer de vous réadapter », a expliqué la présidente de la cour après un délibéré de trois heures, en soulignant que l’enfance difficile de l’accusé avait été retenue comme circonstance atténuante. 

En revanche, a précisé la magistrate, et bien qu’un expert psychiatre en ait émis l’hypothèse, la cour n’a pas considéré que Mohamed Kamel présentait un « trouble mental ayant entravé le contrôle de ses actes », ce qui aurait pu réduire la sévérité de la peine. Ce volet du verdict a fait bondir Mohamed Kamel, qui s’est mis à insulter la juge. Celle-ci l’a immédiatement fait expulser de la salle.  […]

Le Parisien


05/12/2022

Mohamed Kamel, 33 ans, est accusé d’avoir grièvement blessé avec un cutter le septuagénaire, le 17 mars 2021 dans les rues de Montpellier. Sans raison apparente. Si ce n’est qu’il avait été éconduit de la préfecture où il voulait renouveler son titre de séjour.

Le procès de Mohamed Kamel s’ouvre ce lundi 5 décembre devant la cour d’assises de l’Hérault. Ce Montpelliérain de 33 ans encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour une tentative de meurtre en récidive.

La Cour d’assises déroule le parcours de l’accusé, né en Algérie et arrivé en France à 11 ans où il a bénéficié à la majorité d’un titre de séjour. Un juré pose la question des propos qu’il avait tenu en garde à vue, s’en prenant violemment aux “sales Français”.

“J’ai rien contre la France, j’ai rien contre les Français j’ai des amis Français comme j’ai des amis Arabes… J’avais pas fumé depuis 48 heures, j’étais en garde à vue, j’avais les nerfs, le policier me narguait, j’ai dit des méchancetés… Mais j’ai rien à voir avec ça, j’ai pas de problème avec ça, sur les nerfs j’ai parlé comme ça”

(…) Midi Libre


03/09/2021

L’agresseur présumé du metteur en scène et homme de théâtre français Alain Françon vient de demander sa remise en liberté. Les faits remontent au 17 mars dernier à Montpellier.

Le délibéré sera rendu le mardi 7 septembre.

[…]

Mais le plus déroutant dans cette histoire, c’est que les violences ont été portées sans motif réel apparent. Les investigations ont révélé que quelques minutes avant les faits, l’auteur présumé venait d’être éconduit de la préfecture alors qu’il tentait de prendre rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Est-ce cette frustration qui l’a poussé à agir de la sorte, égorgeant la première personne qu’il a trouvée sur sa route ?

[…]

Puis, lors de sa deuxième audition, il va reconnaître lui avoir porté “un coup de cutter mais sans vouloir le tuer. Je ne l’avais jamais vu, je voulais juste le frapper. On parle de tentative de meurtre mais si j’avais voulu le tuer, je l’aurais fini là-bas “. Avant d’être emporté dans sa colère et d’enchaîner : “J’aimerais être un poseur de bombes et tuer ces sales français qui sont autour de moi. Un mec qui n’a pas d’identité comme moi, c’est un terroriste.

[…]

19 condamnations entre 2006 et 2020

Comment a-t-il (Alain Françon) accueilli cette demande de remise en liberté ?

Il est tombé des nues. Il n’a pas compris. Il a peur que l’auteur puisse ressortir après l’avoir laissé pour mort. Il a vécu durant quinze jours à l’hôpital dans la terreur. Et savoir qu’on peut être agressé de la sorte pour un regard ou peut-être pour rien du tout d’ailleurs parce que Monsieur Françon ne se souvient pas du tout de ce regard. Ce qui veut dire que pour une frustration, cet homme a été capable de quasiment trancher la gorge d’un homme qui ne lui avait rien fait. C’est d’ailleurs pour ça qu’Alain Françon a utilisé l’expression : “Ce jour-là, la mort rôdait“.

[…]

Midi Libre


03/04/21

Selon nos informations, le suspect est un Algérien de 35 ans environ, en situation régulière.

Lors de sa garde à vue, il aurait fait part de sa haine de la France et des femmes notamment. « Il a un profil très inquiétant, aux confins de la psychiatrie et de la haine de la France », commente auprès du Parisien un connaisseur du dossier. C’est par hasard que l’homme s’en serait pris à Alain Françon, qu’il ne connaissait pas.

Lors de son audition, le trentenaire a indiqué qu’étant énervé, il avait vu un homme qui, selon le mis en cause, l’aurait mal regardé, raison pour laquelle il l’aurait agressé. 

Le suspect, furieux d’avoir été éconduit d’un rendez-vous administratif, aurait, selon nos informations, voulu se venger et serait passé à l’acte en croisant la route de l’homme de théâtre. « Il s’en est pris gratuitement à un papy français, en se jetant à son cou avec un couteau », rapporte au Parisien une source proche du dossier.

Le Parisien


02/04/21

Le travail colossal mené depuis deux semaines par la PJ de Montpellier a payé. Ce jeudi matin, deux semaines après l’agression qui avait failli coûter la vie au dramaturge Alain Françon, 75 ans, les enquêteurs ont interpellé à son domicile un Algérien d’une trentaine d’années, connu pour de très nombreux faits de délinquance et de violence.

[…]

La PJ a donc fait un très important examen des images de vidéo-protection, celles des caméras municipales, mais aussi de tous les commerces du secteur. À force de recoupements, et d’une enquête de voisinage poussée, ils ont focalisé leurs soupçons sur cet homme repéré à proximité. La piste d’un acte gratuit, commis sans raison objective, privilégiée jusqu’ici, semble donc se confirmer.

“C’est un soulagement de savoir qu’une personne a été arrêtée. Mon client a subi un traumatisme physique et psychologique très important suite à l’agression d’un parfait inconnu qui lui voulait du mal”, a déclaré l’avocat d’Alain Françon, Me Abratkiewicz. Fabrice Bélargent, le procureur de la République de Montpellier, n’a pas souhaité réagir.

Midi-Libre


17/03/21

Le metteur en scène de théâtre Alain Françon aurait été poignardé ce mercredi 17 mars dans l’Écusson de Montpellier. Il est dans un état critique. Il donnait des cours au conservatoire de Montpellier depuis quelques jours et logeait dans un hôtel à proximité. 

Son écharpe était imbibée de sang. Il aurait déclaré aux passants qu’il “aurait été piqué au cou.” Sans plus de précision. Florence, commerçante du quartier, a vu la victime: ” je suis très choquée”. La proximité de l’église Saint Roch n’aurait aucun lien avec cette agression.

L’homme a-t-il été agressé à cet endroit ? Les enquêteurs réalisent des constatations et des relevés de traces pour tenter de comprendre ce qu’il s’est passé. Pour l’instant aucun suspect n’a été identifié. L’arme utilisée a été retrouvée par les services de police qui sont à la recherche du signalement de l’auteur. Selon nos informations, la piste terroriste est totalement écartée.

Il a été touché à la carotide. Il a été prise en charge dans un état critique par les pompiers vers le CHU de Montpellier. Le septuagénaire a pu être rapidement opéré et ses jours ne seraient plus en danger.

Midi Libre / France 3


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