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Saint-Maximin (60) : une enquête ouverte après l’agression d’un lycéen handicapé, il a subi une seconde agression le même jour (MàJ : sa mère témoigne dans TPMP)

10/10/2022


07/10/2022

«La question du racisme est ouvertement avancée par les auteurs des coups pour justifier leur violence», explique Mélodie, la maman. Une thèse qu’elle réfute : «C’est étonnant quand on connaît l’environnement dans lequel vit Rudy, ça ne tient absolument pas la route». L’adolescent vit en effet dans une famille cosmopolite, ses sœurs sont métissées. «Pour nous ce qui est très concret, ce sont les coups répétés qu’il reçoit parce qu’il refuse de donner des cigarettes, ou parce qu’il a un mot ou un regard de travers.»

«Il y aura une réponse de la justice, le dossier prend une véritable ampleur. Mais moi ce qui m’inquiète, c’est l’avenir que va avoir Rudy dans cet établissement, ajoute Jean-Luc son grand-père. Il est en 3e année de CAP d’agent de sécurité. Cela lui plaît. C’est un métier qu’il veut faire d’autant qu’il semble vouloir se spécialiser dans la sécurité incendie. Nous avons alerté l’établissement il y a plus d’un an sur les violences répétées subies par Rudy, il n’y a pas eu de réponse à ce moment-là. Moi, ce que j’y vois, c’est une véritable politique de l’autruche. Aujourd’hui, le dossier qui aurait pu être réglé discrètement, en interne, revient à la tête de l’éducation nationale en version décuplée. Que va-t-il arriver à Rudy maintenant ?».

Oise Hebdo

06/10/2022




05/10/2022

Scolarisée au lycée Donation Robert et Nelly de Rothschild, un lycée professionnel implanté à Saint-Maximin (Oise) et qui accueille quelque 400 élèves, la victime souffre « d’un handicap apparent », précise le procureur de Senlis, Loïc Abrial. En ce moment même, les enquêteurs effectuent des vérifications, l’adolescent va faire l’objet d’un examen médico-légal pour déterminer la gravité de ses blessures.

[…]

« Ils l’appellent l’handicapé, le canard boiteux, confie-t-elle. Cette fois, le problème avec ce petit groupe qu’il ne connaît pas durait déjà depuis plusieurs jours. Et lundi, il y a en fait eu deux agressions. Ils ont été interrompus une première fois et ont voulu terminer le travail. Cela ressemble à quelque chose de prémédité. »

« Ce n’est pas à lui de changer de lycée mais aux autres de partir »

Deux jours après l’agression, la maman n’entend en tout cas pas en rester là. Et refuse de voir son fils quitter l’établissement. « Ce n’est pas à lui de changer de lycée mais aux autres de partir. » Dans un communiqué, le parquet indique avoir saisi « sans délai l’association France Victimes 60 afin que le mineur et sa famille puissent bénéficier d’un accompagnement juridique et psychologique ».

Le Parisien


04/10/2022


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