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Comme le montre le cas de l’acteur noir Steve Toussaint, qui a dénoncé le racisme dont il a été victime pour son rôle dans «House of the Dragon», des «puristes» de sagas adaptées au cinéma ou en séries refusent toujours de faire évoluer un imaginaire blanc et normé.

James Bond, Star Wars, Game of Thrones, le Seigneur des anneaux : à chaque grand déballage de l’imaginaire franchisé, c’est la même tempête nauséabonde. Les «puristes» autoproclamés déferlent, en houles zombiesques, pour nous chouiner dans les oreilles la dérive vertueuse de l’usine à rêve hollywoodienne qui précipite dans leurs univers féeriques préférés des gens de toutes les couleurs de peau et de toutes les minorités, parfois en contradiction avec les diégèses établies originellement par les auteurs des romans dont les films et séries sont adaptés. Et à l’occasion, du haut de leur vertu, lancer des campagnes de harcèlement contre les comédiennes et comédiens qui les interprètent, tel l’acteur britannique Steve Toussaint, qui a confié au Hollywood Reporter la guérilla en ligne dont il avait commencé à faire l’objet dès l’annonce de son rôle dans House of the Dragon.

L’argumentaire est toujours le même, et s’avance masqué, généralement sous un costume trois pièces d’universitaire de l’après-guerre : les noirs, les Asiatiques, les trans et les gays (etc.) n’ont rien à faire au service secret de sa majesté, à Westeros ou en Terre du Milieu. On a eu doublement l’occasion de se souvenir de cette sale obsession depuis la fin de l’été, alors que …

Libération

(Merci à BB)

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