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15/07/2022

Coup de tonnerre dans l’affaire du Moonlight, un bar à chicha de Nantes où un serveur a perdu la vie, le 23 avril 2019. La bande accusée de la fusillade sanglante va retrouver la liberté pour une raison procédurale. La justice n’est pas en mesure de statuer dans les temps sur l’appel formé contre le renvoi aux assises.

C’est une nouvelle pierre dans le volumineux mais fragile dossier judiciaire sur la fusillade du Moonlight. En février, un suspect avait profité d’une erreur procédurale pour retrouver la liberté. Cette fois, c’est le manque de moyens de la justice qui va profiter aux hommes mis en cause dans la fusillade sanglante d’avril 2019, dans le bar à chicha de la rue du Maréchal-Joffre, au centre de Nantes. Atteint dans le dos, Monceff Mjidou, un serveur de 24 ans, était mort sous les balles d’un commando armé de plusieurs fusils.

Renvoyés le 25 mars devant la cour d’assises spécialement formée pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée, et trafic de stupéfiants, Mohamed Abassou, 28 ans, et quatre proches avaient fait appel devant la chambre de l’instruction de Rennes. Les magistrats devaient rendre leur arrêt le 27 juillet. Ils ne seront pas en mesure de tenir ce délai. Ils en ont informé les principaux intéressés il y a quelques jours. C’est un rebondissement inattendu dans cette affaire sensible, symbole des ravages de la guerre de territoires qui sévit à Nantes : au-delà de quatre mois après l’appel de l’ordonnance de mise en accusation, la loi prévoit une remise en liberté d’office.

(…) Deux des suspects, âgés de 26 et 30 ans, vont ainsi être bientôt libérés. Mohammed Abassou, lui, purge une autre peine et restera en détention. Pour ceux qui quittent la maison d’arrêt, le ministère public tient « à une assignation à résidence avec surveillance électronique, avec un cadre de sortie strict ». Des études de faisabilité sont en cours. Sur les modalités de leur libération, la chambre de l’instruction rendra sa décision vendredi 15 juillet.

(…) Ouest-France


13/02/2022

Mis en examen pour «meurtre en bande organisée» dans l’affaire d’une fusillade sanglante survenue dans un bar à chicha à Nantes en 2019, Ilias N. a été remis en liberté mardi à la faveur d’un rare vice de procédure : la justice n’a pas audiencé un appel de sa détention dans les délais réglementaires.

La justice est souvent critiquée pour sa lenteur. Ce qui donne lieu parfois à des situations rocambolesques, ainsi trois procès ont été récemment annulés en raison du délai anormalement longs pour juger les faits. Le couac qui vient de secouer le tribunal judiciaire de Rennes (Ille-et-Vilaine), rarissime, est une autre illustration de certains dysfonctionnements de l’institution. Mardi 8 février, le procureur général de Rennes n’a pas eu d’autre choix que d’ordonner la remise en liberté d’un homme mis en examen pour « meurtre et tentative de meurtre en bande organisée » et placé en détention provisoire à la maison d’arrêt d’Angers. En cause, un vice de procédure soulevé par l’un de ses avocats, Me Antoine Ory.

(…) La tuerie du bar à chicha aurait pour décor la rivalité entre deux clans de trafiquants de drogue : celui de Mohamed A. contre celui des frères L. Le soir du drame, Mohamed A. et sa garde rapprochée auraient ainsi ciblé le Moonlight pour s’en prendre à un habitué des lieux proche des frères L. et qu’ils avaient repéré au préalable dans l’établissement. Une vengeance puisque cet homme est lui-même soupçonné d’être l’auteur d’une précédente fusillade visant le clan de Mohamed A.

(…) Le Parisien

(Merci à MarcelVincent)


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