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Myriam, sa mère et sa petite-fille mangeaient tranquillement dans le salon de leur appartement à Bagatelle ce samedi, lorsqu’une balle de Kalachnikov a traversé le salon. Les conséquences d’une guerre entre trafiquants de drogue…

“Samedi, on dînait tranquillement dans le salon lorsqu’une balle de Kalachnikov a traversé notre appartement”, se rappelle Myriam (1), une habitante de Bagatelle, un quartier toulousain. La voix de cette grand-mère est pleine d’émotion. Et les larmes ruissellent sur ses joues au moment de raconter ce douloureux souvenir. “On aurait pu mourir. Notamment ma petite fille de 11 ans et ma mère de 86 ans. Le projectile a traversé la vitre avant de passer à quelques centimètres au-dessus de leurs têtes. Elles avaient du verre dans leurs assiettes”, témoigne difficilement cette dame de 58 ans. Myriam se dit soulagée de raconter son traumatisme, toujours très frais dans son esprit.

Pour comprendre son histoire, il faut baisser les yeux des dizaines de mètres plus bas, sur le point de deal de la Gironde. Il est près de 23 heures ce samedi lorsqu’une Mégane RS traverse ce quartier gangrené par le trafic de drogue. Deux hommes encagoulés sortent du véhicule, Kalachnikov à la main, et tirent en l’air pour impressionner la galerie. Personne n’est visé mais une de leurs balles se loge dans le mur d’un appartement situé beaucoup plus haut. “On a entendu une détonation très forte mais je n’ai rien vu au départ. Puis ma petite-fille a pleuré. J’ai vu un énorme trou dans la fenêtre et un impact dans le mur. On est des miraculés. C’est très grave”, souffle encore cette quinquagénaire.

(…) “On espère obtenir réparation pour le préjudice. Pour le moment, l’assurance nous demande une franchise de 400€, c’est une honte. Nous n’y sommes pour rien. Depuis plusieurs mois, nous espérons déménager mais nos demandes sont systématiquement refusées. Il faut qu’on soit mort pour qu’on nous écoute ? J’espère que notre bailleur, Toulouse Métropole Habitat, va trouver une solution. Nous ne pouvons pas rester ici après cet événement. Je ne dors plus”, confie encore Myriam, au bord de la crise de nerfs. Elle a déposé plainte au commissariat.

(…) La Dépêche

(Merci à Alan Nanas)


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