Fdesouche

01/07/2022

Ce vendredi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Amiens (Somme) a validé le renvoi devant la cour d’assises des mineurs de l’auteur présumé du crime, âgé de 17 ans au moment des faits. Il est suspecté d’avoir poignardé et brûlé vive la jeune fille de 15 ans dans un cabanon de Creil (Oise), le 25 octobre 2019.

Ousmane (le prénom a été changé) est un détenu plutôt bavard. Suspecté d’avoir assassiné sa petite amie, Shaïna Hansye, il serait même très prolixe quand il s’agit d’évoquer la raison de son incarcération au quartier des mineurs du centre pénitentiaire de Liancourt. Entre les barreaux de sa cellule ou depuis la promenade de la cour, c’est sourire aux lèvres que le jeune homme de 17 ans aurait confié à d’autres prisonniers avoir « tué sa copine qui était une pute qu’il avait mise enceinte ». « Je préfère prendre trente ans que d’être le père d’un bâtard », aurait-il expliqué à un autre.

[…]

Des pressions sur l’un des témoins ?

Mis en examen pour « assassinat » et « destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux », il est placé en détention provisoire le 5 novembre 2019 et incarcéré à la prison de Liancourt. Au cours de ses différents interrogatoires devant le juge d’instruction, l’adolescent reste sur sa position et qualifie de « menteur » le témoin auprès duquel il se serait confié. Malgré des pressions qu’il dit avoir subies de la famille d’Ousmane pour qu’il « allège » son témoignage, celui-ci maintient pourtant ses allégations.

Autre détail qui interroge les enquêteurs : des recherches effectuées sur Internet dans la nuit du 29 au 30 octobre avec des mots-clés pour le moins évocateurs comme « justice pénale » ou « jugement cour d’assises ». Ou d’un article du Parisien intitulé « Oise : le corps calciné d’une jeune femme découvert à Creil » et paru le 27 octobre où un riverain évoque déjà le mobile du crime. « Elle était enceinte et son ami l’a tuée », nous confiait ce dernier.

Le Parisien


01/03/2022

Ahmed et ses complices condamnés à 8 et 12 mois de prison avec sursis pour “agression sexuelle”

Mardi 1er mars, le tribunal correctionnel de Senlis dans l’Oise a condamné trois des 4 mis en examen pour le viol de Shaïna en 2017 à de la prison avec sursis. Le dernier a été relaxé.

Deux ans avant avoir été poignardée et brûlée dans un cabanon à Creil dans l’Oise en octobre 2019, Shaïna avait été violée dans son quartier par plusieurs individus. Trois d’entre eux auraient violenté sexuellement, insulté et filmé la jeune fille dans une clinique désaffectée de Creil le 31 août 2017. Une vidéo la montrant partiellement dénudée, tentant de cacher son sexe sous les injures, sera par la suite retrouvée par les enquêteurs. 

Les trois agresseurs présumés ont été condamnés mardi 1er mars à 8 mois de prison avec sursis pour deux d’entre eux, un an toujours avec sursis pour le troisième, le quatrième étant relaxé.

(…) France 3


01/02/2022

Mis en examen pour viol, les trois jeunes sont désormais jugés pour «agressions sexuelles». Selon l’avocate de la famille de la victime, les prévenus ont contesté les faits, malgré une vidéo accablante.

Le parquet a requis mardi 1er février entre neuf mois et un an de prison ferme contre quatre jeunes jugés à huis clos pour agressions sexuelles en 2017 à Creil de Shaïna, 13 ans, qui fut assassinée deux ans plus tard, a-t-on appris auprès d’une avocate.

Les prévenus, sous contrôle judiciaire, étaient mineurs au moment des faits. Deux d’entre eux, dont le principal mis en cause, alors petit ami de Shaïna, étaient âgés de 14 ans, les deux autres de 16 et 17 ans.

(…) Le ministère public a tenu compte du «très jeune âge» de ces «primo-délinquants», a-t-elle estimé

Le Figaro


31/01/2022

Le procès des agresseurs présumés de la jeune Shaïna, violée à 13 ans par un groupe de garçons, s’ouvre ce lundi. Une affaire de violences sexuelles et sexistes qui ont conduit à la mort de l’adolescente, poignardée puis brûlée à l’âge de 15 ans par son petit ami.

Shaïna n’avait que 15 ans lorsqu’elle a été tuée dans un cabanon d’un jardin ouvrier, sous les fenêtres d’une barre de logements HLM à Creil, dans la cité du Plateau-Rouher. Poignardée, puis brûlée. Son petit ami de l’époque, Omar O., s’en est vanté devant ses amis : « J’ai fait une dinguerie », ont rapporté ces derniers à la police, après que la nouvelle de la découverte du corps de l’adolescent s’est ébruitée. Shaïna était enceinte d’Omar. Shaïna avait une réputation, c’était une « fille facile ».

Son meurtre survient au terme d’un long processus de violence que la jeune fille a subi et dans lequel les garçons, le quartier, ont joué un rôle déterminant ; à 13 ans, Shaïna a été victime d’un viol collectif, diffusé en direct sur les réseaux sociaux. Les auteurs présumés : son petit ami de l’époque et deux de ses camarades. Shaïna, profondément traumatisée, avait choisi de porter plainte. Les trois sont jugés par le tribunal pour enfants de Senlis à partir de lundi 31 janvier, ainsi qu’un quatrième garçon pour des faits d’agression survenus un autre jour.

(…) Ce jour-là, le 31 août 2017, Shaïna est contrainte de rejoindre Ahmed devant une clinique désaffectée du quartier. Si elle ne vient pas, il rendra publique la photo intime de l’adolescente. Devant la clinique, Ahmed l’attrape par les cheveux, la traîne à l’intérieur. Il lui aurait réclamé une fellation, qu’elle refuse. Deux amis d’Ahmed auraient alors surgi. Ils maintiennent l’adolescente, la forcent à se déshabiller, l’agressent sexuellement, la violent avec un tube de Labello. L’un des garçons lui aurait même mordu les seins. Une vidéo de ce calvaire a été retrouvée par les enquêteurs, on y voit Shaïna assise sur un banc, tentant de couvrir sa nudité avec son pantalon. Les garçons l’insultent : « Tu es une pute », une « grosse pute ». L’un des garçons se jette sur elle, Shaïna se débat, la vidéo s’arrête.

(…) Ahmed est mis en examen, placé sous contrôle judiciaire en centre éducatif fermé. Contre l’avis du parquet, rapporte Charlie Hebdo, le juge d’instruction a mis fin à ce placement au bout d’un mois seulement. Le jeune homme a l’obligation de quitter Creil. Au bout d’un an, il demande à revenir. Encore une fois, le juge d’instruction accepte, contre l’avis du parquet. Ahmed revient à Creil, alors qu’il continue de menacer et de harceler Shaïna sur les réseaux sociaux.

(…) Dans le quartier, la famille ne reçoit pas beaucoup de soutien. « Il y a beaucoup de gens qui sont pro-Omar [du nom de l’assassin présumé] », confie, le ton résigné, la mère de Shaïna. Comment peut-on soutenir un homme soupçonné du meurtre d’une adolescente ? « Pour eux, ma fille l’a mérité, elle n’aurait jamais dû porter plainte contre Ahmed. Il aurait fallu qu’elle se taise. »

(…) « On sait très bien qu’il y a plein d’autres Shaïna dans le quartier. Ces jeunes filles ont honte : elles ne porteront jamais plainte pour des faits de viol, leur copain peut les faire chanter », s’inquiète la mère de Shaïna. Les quatre agresseurs présumés de l’adolescente seront jugés lundi 31 janvier et mardi 1er février. Aucune date n’a encore été fixée pour le procès d’Omar, mis en examen pour l’assassinat de la jeune fille.

Marianne


En Lien :


Fdesouche sur les réseaux sociaux