Fdesouche

Philippe Monguillot battu à mort à Bayonne : les accusés ne sont plus poursuivis pour meurtre mais pour “violences volontaires”. Ils risquent au maximum 20 ans de prison (MàJ : “Je veux rendre justice à mon mari”, témoigne Véronique Monguillot)

24/06/2022


18/05/2022

Intégralité de son intervention :


Les deux principaux suspects, qui ont tué Philippe Monguillot le 5 juillet 2020, ne risquent plus la prison à perpétuité. L’épouse de la victime, Véronique Monguillot, se dit «anéantie».

(…) Interrogée par Le Figaro, Véronique Monguillot, veuve de la victime et mère de famille, fait part de sa totale incompréhension : «franchement avec un dossier comme ça, comment on peut requalifier les faits ?» s’interroge-t-elle en référence au réquisitoire du parquet. «On a suivi la procédure depuis le début, on est atterré, on est meurtri encore une fois de plus» raisonne-t-elle, avant de citer à nouveau des «arguments forts pour le renvoi, dans le dossier. Il y a des témoignages poignants noir sur blanc, mais cela va devenir une affaire de bagarre qui a mal tourné?» s’indigne la veuve du chauffeur, la voix nouée. Elle s’interrompt… puis pleure franchement : «Je ne comprends plus rien! Je suis trop anéantie! Ce matin une de mes filles part à son examen de BTS, à nouveau détruite par ce que l’on apprend! On ne peut pas nous faire ça!». La femme, qui maintient la mémoire de son mari notamment par le biais d’une association, en appelle au gouvernement qui devrait être nommé cette semaine : «Les ministres [des précédents gouvernements] avaient parlé d’un crime abject, avaient dit qu’il fallait punir sévèrement les auteurs! Il faut que le gouvernement agisse!».

Au Figaro, Alexandre Novion annonce faire appel de la décision de l’instruction. «L’affaire a soulevé une grande indignation populaire, or l’angle retenu, c’est d’enlever les jurés. Mais quand bien même on arrache les ronces des passions et que l’on se concentre sur les faits, il y a suffisamment d’éléments justifiant que les accusés soient jugés pour meurtre, c’est-à-dire pour obtenir un débat public déterminant si les intentions sont meurtrières. Les faits vont dans le sens d’une mise en doute», poursuit l’avocat, qui revient sur «la chaîne de violence qui a été constatée, qui montre que ces gens ont été jusqu’au-boutistes, concentrant leurs coups sur le visage. Nous avons également une bande-son démonstrative sur leurs intentions» souligne-t-il.

Le Figaro


Dans l’affaire du conducteur de bus de Bayonne, Philippe Monguillot, la juge d’instruction a décidé de ne pas suivre les réquisitions du parquet. Les deux principaux accusés sont renvoyés devant la cour criminelle pour violences volontaires en réunion, et non devant la Cour d’assises pour meurtre.

Coup de tonnerre dans l’affaire du conducteur de bus Philippe Monguillot, tué dans l’exercice de sa profession le 5 juillet 2020 à Bayonne. Alors que le parquet de Bayonne avait, le mois dernier, transmis ses réquisitions et demandé le renvoi des quatre accusés devant la Cour d’assises, la juge d’instruction a décidé de requalifier les poursuites, a appris France Bleu Pays Basque ce mardi.

Les deux principaux suspects, âgés de 24 et 25 ans, sont suspectés d’être à l’origine de la mort de Philippe Monguillot. Ils sont désormais poursuivis pour “violences volontaires en réunion ayant entrainé la mort sans intention de la donner” et seront jugés devant  la cour criminelle où ils risquent 20 ans de réclusion et non plus la perpétuitéLa Cour criminelle est composée de cinq magistrats professionnels et non pas de jurés populaires.

Requalification aussi pour les deux autres hommes de 36 ans et 42 ans poursuivis dans cette affaire. Ils avaient été remis en liberté mais étaient toujours mis en examen pour “non assistance à personne en danger”. Le trentenaire échappe à toute poursuite. Le dernier est finalement poursuivi pour avoir fourni un logement aux deux principaux accusés après les faits.

(…) France Bleu

Comme l’écrivaient nos confrères de « France Bleu Pays basque », elle écarte donc la qualification de meurtre aggravé, pourtant retenue par le parquet de Bayonne dans un réquisitoire définitif rendu fin avril, et renvoie les deux agresseurs présumés, âgés de 24 ans, devant une cour criminelle, composée de magistrats professionnels. Ils évitent ainsi le jugement de jurés populaires.

Une “gifle pour les victimes”

« C’est une gifle considérable pour les victimes », réagit ce mercredi matin, Me Novion, avocat de la veuve Véronique Monguillot et de ses trois filles. Selon lui, aller devant une cour criminelle, et non pas une cour d’assises, est un « bénéfice acquis », « une atténuation sans retour » des gestes des deux accusés, comme si Philippe Monguillot « était mort pour des raisons indépendantes de leur volonté ».

« Il y a des arguments juridiques et techniques qui justifient que ces deux-là soient renvoyés pour meurtre », insiste l’avocat bordelais, qui envisage très sérieusement de faire appel de cette requalification. D’autant qu’elle “n’est pas conforme aux réquisitions du parquet”.

Sud Ouest


21/07/2021

Aujourd’hui en France – 21 Juillet 2021

09/07/2021

Les avocats du principal suspect contestent la version de la partie civile :


13/11/2020

L’un des hommes arrêtés après la mort d’un chauffeur de bus à Bayonne, relâché vendredi dernier, vient d’être à nouveau interpellé, mais dans un autre dossier. Il est cette fois poursuivi pour avoir frappé une femme qui l’hébergeait. L’homme de 34 ans a été placé en détention provisoire.

France Bleu


17/07/2020

Régine habite depuis 50 ans à Balichon au même étage qu’un des quatre hommes arrêtés.“C’était le compagnon de Linda. Il logeait les jeunes qui ont agressé le chauffeur de bus. Je le connaissais, bien sûr qu’on le connaissait dans la Tour. Il buvait des bières et consommait de la drogue. Il vivait dans l’appartement de sa compagne qui est morte à l’automne dernier. Il n’avait ni eau, ni électricité. Il allait boire son café à la MVC. Il faisait peur, il était agressif” .

Pas d’autorisation de séjour sur le territoire français

L’homme mis en examen pour recel de malfaiteurs et non-assistance à personne en danger squattait l’appartement de son ancienne compagne décédée. L’office HLM de la Communauté d’agglomération Pays Basque , Habitat Sud Atlantique, avait début décembre lancé une procédure afin qu’il quitte les lieux. Lausséni Sangaré, le directeur général explique que “la procédure devant le tribunal d’instance est longue et ajouté à cela, le confinement est survenu. Sachant que nous avons également appris que cet individu était en situation irrégulière sur le territoire français.”

France Bleu


11/07/2020

Sur LCI, la femme de Philippe Monguillot s’est aussi dite préoccupée par le fait que ce “massacre qui nous a détruit” soit survenu dans sa “petite ville du pays Basque”, joviale, conviviale, touristique”. “Jamais on aurait pu imaginer qu’il y ait une telle violence qui se manifeste chez nous”, a-t-elle assuré. “Si des choses comme ça arrivent à Bayonne cela peut arriver n’importe où, c’est hallucinant de voir ça ici et il ne faut pas que ça se reproduise”.

Véronique Monguillot a également tenu à remercier tous les gens lui ayant témoigné leur soutien ces derniers jours, soit en allant à la marche blanche organisée en hommage à son mari, soit via les réseaux sociaux, le drame ayant ému au-delà des frontières de l’hexagone. “Je n’aurais jamais assez de temps dans ma vie pour les remercier, c’est des millions de merci que je leur dois”, a-t-elle confiée.

LCI



10/07/2020


Réaction de Jean-Luc Mélenchon :


Philippe Monguillot, le chauffeur de bus agressé dimanche à Bayonne, est mort ce vendredi.

“En accord avec les médecins, nous avons décidé de ne pas nous acharner. Philippe est décédé à 17h30. Aucune issue viable n’était possible, nous avons donc décidé de le laisser partir en paix”, ont fait savoir ses proches.

BFMTV


Page Facebook Officiel Des Instructeurs Police


Philippe Monguillot est sonné. Il a dû mal à marcher. « Il avait la main sur la tête, il saignait », raconte Martin. Ensuite, c’est un « bruit terrifiant ».

« J’ai vu le corps du conducteur de bus tomber la tête la première, entre l’arrêt de bus et l’automate où l’on prend les tickets. Il est tombé sur le dos. Quelqu’un a dit il est mort ! ». Philippe Monguillot aurait reçu un dernier coup fatal juste avant.

Les agresseurs quant à eux prennent la fuite. Le jeune homme de 22 ans, porteur de la casquette noire, serait l’auteur du coup fatal asséné au conducteur de bus. Celui de 23 ans aurait lui aussi participé à la première partie de l’agression lorsque la victime a été violemment frappée au sol à coups de pied et de poing.

Après le drame, les deux hommes se réfugient non loin de là, dans une tour du quartier chez Mohamed A., 40 ans, qui faisait lui aussi partie du groupe.

Le Parisien


08/07/2020


BAYONNE – Environ 6000 personnes vêtues de blanc ont participé mercredi 8 juillet au soir à une marche en hommage au chauffeur de bus violemment agressé à Bayonne, défilant derrière l’épouse et les trois filles de la victime.

A plusieurs reprises l’épouse du conducteur, Véronique Monguillot, a pris la parole, dignement. “J’ai trop pleuré, je n’ai plus de larme”, a-t-elle notamment dit, exprimant le souhait que son “mec soit vengé”. Une vengeance qui “passera par la justice”, a-t-elle précisé.

France Bleu /Radio France / HuffPost


https://twitter.com/FrenchLivesM/status/1280957235334610945


Mercredi, les deux principaux suspects, deux hommes âgés de 22 et 23 ans, ont été mis en examen pour tentative d’homicide volontaire et ont été écroués. Ces deux suspects étaient déjà connus des services de police.

Deux autres individus ont également été mis en examen.

Le Point


Derrière cette porte, se trouve Mohamed A. Il a 40 ans et vit ici depuis 6 ans. Les policiers ressortent de l’appartement avec lui et trois autres hommes hébergés chez lui. Les quatre hommes sont ensuite transférés au commissariat de Bayonne où ils sont placés en garde à vue.

« Dans son appartement, il y avait toujours du bruit, parfois on entendait des bagarres. On avait alerté, on attendait qu’il parte, on se doutait bien qu’un jour il y aurait un drame ! », confie une autre voisine.

Le Parisien


Chauffeur de bus agressé à Bayonne : sa femme promet de le “venger”.


Plus de quarante-huit heures après le drame, la tristesse a laissé place à la colère. “Aujourd’hui, je pleure beaucoup moins. J’ai une colère et une haine en moi (…) Il faut vraiment que la justice se rende compte de la gravité qui est extrême et qu’elle punisse ce acte inhumain au maximum.

La Provence


07/07/2020


Accompagnée de ses trois filles âgées de 18, 21 et 24 ans, son épouse Véronique a pu le voir, dimanche soir. “On l’a touché, senti, on lui a parlé. Sa tête était déformée, confie-t-elle dans les colonnes du Parisien. Elle explique aussi que son mari allait être à la retraite “dans un an”. “On nous a détruits en quelques secondes”, témoigne-t-elle.

Franceinfo


Le procureur de la République de Bayonne, Marc Mariée a annoncé ce mardi soir au cours d’une conférence de presse que deux auteurs présumés des coups portés à la victime, sont actuellement présentés à un juge d’instruction pour être mis en examen avec le chef d’inculpation de tentative homicide volontaire. Deux autres personnes vont également être mise en examen pour non assistance à personne en danger, et pour l’une d’entre elles pour soustraction d’un criminel à une arrestation et aux recherches.

France Bleu



06/07/2020

Son époux est en train d’être opéré, elle ne le verra que quelques heures plus tard, à 1 heure du matin, accompagnée de ses trois filles âgées de 18, 21 et 24 ans. Branché à une machine, Philippe est en état de mort cérébrale. Ce conducteur de bus de 58 ans, a été violemment agressé dimanche soir à l’arrêt « Balishon », situé au pied d’un quartier populaire de la ville

Véronique Monguillot, 52 ans, est l’épouse de Philippe, le conducteur de bus mortellement agressé dimanche soir à l’arrêt de Tram’bus «Balishon» à Bayonne. Elle se confie sur ce drame. «J’ai l’impression de vivre un cauchemar.»

Le Parisien


« La colère est là car on a perdu un pote », confie Jean-Marc.

Philippe Monguillot, conducteur de bus de 58 ans, a été violemment agressé dimanche soir, alors qu’il était en service (…) Transporté à l’hôpital, il est en état de mort cérébrale.

Le Parisien


Cinq personnes d’ores et déjà été interpellées et placées en garde à vue. Selon les premiers éléments, le chauffeur aurait refusé l’accès au bus à une personne ne portant pas de masque, demandant au passage à quatre autres personnes déjà présentes dans le véhicule également sans masque, de sortir.

BFMTV



Un homme d’une trentaine d’années a été placé en garde à vue après l’agression d’un conducteur de bus dimanche à Bayonne, a appris franceinfo de source proche de l’enquête lundi 6 juillet. Trois autres personnes avaient été interpellées après l’agression.

France Info


La victime a été rouée de coups après avoir refusé d’accepter des usagers qui n’avaient pas de titre de transport et n’étaient pas porteurs de masques.

Un chauffeur de bus du réseau de Bayonne, agressé dimanche soir vers 19h00 par plusieurs personnes à un arrêt, est en état de mort cérébrale, a fait savoir ce lundi une source policière. Le quiquagénaire a été roué de coups et grièvement blessé à la tête après avoir refusé d’accepter quatre usagers qui n’avaient pas de titre de transport et n’étaient pas porteurs de masques, précise une source proche du dossier à BFMTV.

BFMTV


Selon nos informations, le conducteur est intervenu pour calmer un groupe de jeunes installé au fond de son bus. Les jeunes s’apprêtaient à partir lorsque l’un d’entre eux est revenu vers le conducteur et l’a violemment frappé à la tête, par derrière.

France Bleu


Fdesouche sur les réseaux sociaux