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Arrêtés après une infiltration policière inédite, les accusés ont été renvoyés devant la Cour d’assises spéciale de Paris pour avoir fomenté un attentat aux abords de l’Élysée.

C’est l’aboutissement d’un travail entamé en 2019, et ayant requis un engagement hors normes de différents services de police et de renseignement. Cinq personnes ont été déférées devant la Cour d’assises spéciale de Paris pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle». Islamistes radicaux, ils prévoyaient de mener un attentat, ayant retenu les abords de l’Élysée.

Le départ du travail est lancé au début 2019, lorsque la DGSI intercepte des échanges de messages sur les réseaux sociaux, comme l’indique le récit du Parisien . Alexandre B., 39 ans, employé de la mairie de Paris converti à l’islam, publie des vidéos scabreuses de Daech, recueille des informations pour se procurer des armes. Le Parquet National Antiterroriste ouvre une enquête, la DGSI peut procéder à une cyberinfiltration : elle est menée par un agent qui se baptise «Abu Mohamed», et se présente comme un admirateur de l’État islamique. Alexandre B. l’intègre à une boucle de discussion Telegram, dans laquelle il précise ses volontés d’attentat. Les membres du groupe conviennent de se rencontrer.

Toutefois, la DGSI n’a pas les moyens légaux d’envoyer son agent sur le terrain. C’est le SIAT, Service Interministériel d’Assistance Technique, qui est appelé en renfort. Un de ses hommes, au nom de code de Khalil, se fait appeler Abou Bakr. Il prend le relais d’Abu Mohamed pour se rapprocher des vrais djihadistes. Une première rencontre a lieu le 26 février 2019, lors de laquelle il fraternise avec Alexandre B., et découvre qu’une action est envisagée avec d’autres «frères». Des repérages sont même effectués le lendemain au commissariat d’Aulnay-sous-Bois : portes de sorties et bureaux sont inspectés sous le prétexte d’un dépôt de plainte.

Un nouveau personnage, Karim B., est également introduit. Se surnommant «le samouraï d’Allah», ce dernier est décrit comme schizophrène dangereux, rédigeant des notes justifiant le meurtre de femmes et d’enfants. Un quatrième, Majid rejoint également le groupe : mineur algérien, déjà condamné pour association de malfaiteurs terroriste, il vit dans un centre éducatif à Chelles en Seine-et-Marne, et a convaincu ses éducateurs qu’il est désormais déradicalisé.

(…) Le Figaro

(Merci à Blaireau Bondissant)


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