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13/04/22

Les magazines Causeur et Valeurs actuelles, poursuivis en diffamation pour des articles sur une condamnation pénale du cinéaste Ladj Ly, ont été relaxés mercredi à Paris, une décision dont le réalisateur des “Misérables” va faire appel. L’affaire remonte au 17 décembre 2019, quelques jours avant la cérémonie des Oscars pour laquelle le film de Ladj Ly, prix du jury au festival de Cannes et succès en salles, avait été sélectionné pour représenter la France. Ce jour-là, Causeur.fr publiait un article, repris par l’hebdo ultraconservateur Valeurs actuelles, intitulé: “Ladj Ly a fait de la prison pour complicité de tentative de meurtre”. Ce dernier avait annoncé porter plainte. Ladj Ly a été condamné en 2011 à trois ans de prison ferme pour “enlèvement et séquestration” et non “complicité de tentative de meurtre”, pour une expédition punitive menée en janvier 2009 avec deux hommes, une affaire dans laquelle il a toujours clamé son innocence.

(…) Morandini

19/12/19

C’est une méchante affaire, dont Ladj Ly ne voulait plus entendre parler. Et surtout ne plus avoir à en reparler. Mais c’était compter sans le succès de son film Les Misérables, qui cumule déjà 1,4 million d’entrées et vient d’être nommé pour représenter la France dans la course aux Oscars. Il y a dix ans, dans la nuit du 13 au 14 janvier 2009, le réalisateur s’est embarqué dans une virée punitive aux côtés d’un copain de cité, Amad Ly, et d’un troisième homme.

Une obscure histoire de famille. Amad Ly, un « grand frère » de la cité des Bosquets, à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) – proche des familles de Zyed Benna et Bouna Traoré, les deux enfants morts électrocutés en octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, il avait cofondé l’association Au-delà des mots pour leur venir en aide –, n’aurait pas supporté la liaison entre sa sœur et le mari de sa cousine. Ce dernier est alors attrapé, tabassé et mis dans le coffre d’une voiture, puis il est transporté dans un bois, d’où il s’échappe.

(…) Le Monde

18/12/19


De sources concordantes, un «Ladi Ly» a été condamné à Bobigny, le 2 mars 2011, à trois ans d’emprisonnement pour enlèvement et séquestration (et non violence). Une source judiciaire précise qu’en appel, en 2012, la culpabilité de «Ladi Ly» a été confirmée, et sa peine réduite à deux ans de prison ferme et un an avec sursis. Un maintien en détention a alors été prononcé.

Contrairement à ce qu’écrivent les médias d’extrême droite, il n’est pas question de «tentative de meurtre» dans cette condamnation. Il n’est pas non plus question, dans les articles de l’époque que nous avons pu voir, d’un lien avec la religion musulmane ayant motivé les faits.

Check News


17/12/19

[…]

Aujourd’hui célébré par l’ensemble des médias comme l’équivalent français d’un Spike Lee, Ladj Ly, réalisateur des Misérables, a connu des heures sombres. Et quelques gros démêlés avec la justice. Il y a huit ans en effet, le 2 mars 2011, il comparaissait devant le tribunal de Bobigny pour complicité d’enlèvement et séquestration.

[…]

L’article dans son intégralité sur Causeur

http://www.fdesouche.com/1298699-ladj-ly-la-misere-est-si-belle-interview-du-realisateur-du-film-les-miserables

http://www.fdesouche.com/1297301-ladj-ly-en-banlieue-ca-fait-plus-de-20-ans-quon-se-prend-des-coups-de-lbd-dans-la-tronche

http://www.fdesouche.com/1299567-ladj-ly-sera-t-il-le-diderot-de-macron-avec-son-film-les-miserables


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