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Pierre Ouzoulias, sénateur des Hauts-de-Seine, et Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité Laïque, estiment que l’Institut français d’islamologie, récemment créé par le gouvernement, constitue une brèche majeure dans la loi de 1905.

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CONTOURNEMENT DE LA LOI DE 1905

La loi du 24 août 2021 « confortant le respect des principes de la République » ayant autorisé le financement des activités cultuelles par les revenus d’immeubles acquis à titre gratuit, par dons ou legs, ce qui constitue une brèche majeure dans la loi de Séparation, que nous avons dénoncée en son temps, l’islam de France se trouve donc doté d’une organisation consistoriale, de fondations similaires aux waqf des États musulmans et d’un accès à un institut de théologie musulmane.

En moins de cinq ans, le gouvernement aura ainsi de facto étendu à l’ensemble du territoire national pour le culte musulman, l’essentiel des dispositions réservées et cantonnées jusqu’ici aux cultes reconnus des deux départements de l’Alsace et de la Moselle, brisant la laïcité française.

Peu à peu l’édifice construit par les lois laïques et en particulier la loi de 1905 est attaqué par une conception anglo-saxonne de la laïcité, promue et financée par l’Union européenne, qui donne à l’État la mission d’organiser la coexistence des cultes entre eux et avec la société. Il y a urgence à s’opposer à ce démantèlement discret et insidieux par la réaffirmation du fondement laïque de la République et l’inscription dans la Constitution du premier alinéa du second article de la loi de 1905 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

Marianne


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