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Le Portugal n’avait jamais eu d’extrême-droite parlementaire depuis la Révolution des oeillets. C’est chose faire depuis les législatives du 30 janvier avec le parti “Chega”

(…) Mais la vraie surprise d’hier n’est pas tant la victoire d’un socialiste dans des élections législatives. Non, la vraie surprise d’hier pour les Portugais, c’est la 3e place obtenue par l’extrême-droite de « Chega » qui signifie « Ça suffit ! » avec plus 7% des voix.

Il n’y avait pas d’extrême-droite au Portugal

Depuis le retour de la démocratie en 1974, après 48 très longues années d’une dictature conservatrice, était un peu comme le village d’Astérix : il résistait encore et toujours, non pas à l’envahisseur, mais à l’extrême-droite.

La Révolution des œillets a d’ailleurs été celle des « capitaines d’avril », c’est-à-dire une sorte de coup de main conduit par des militaires de gauche et soutenu par la rue Depuis, aucun parti politique portugais n’a le mot « droite » dans sa dénomination.

L’actuel parti de centre-droit, par exemple, qui est arrivé deuxième aux élections d’hier s’appelle Parti social-démocrate. Et il a longtemps été en coalition avec un parti plus à droite, mais appelé Parti du centre démocratique et social, ou CDS.

La naissance de « Chega » est donc très récente, puisqu’elle date des dernières élections législatives de 2019

Avec 1,3% des voix, ce parti jusque-là totalement incongru dans le paysage politique portugais obtenait un député : son président, Andre Ventura.

Cette fois-ci, il en auront douze ! Or, ce nombre inédit de parlementaires, l’extrême-droite portugaise le doit à un seul homme : Andre Ventura qui a milité un temps au centre-droit, avant de comprendre que son avenir politique devait épouser l’exemple du voisin espagnol et de son parti d’extrême-droite, Vox.

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France Inter

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