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Burkini à la piscine municipale : la Ville de Grenoble répond par "ni oui ni non"

C’est un coup de tonnerre dans la majorité d’Éric Piolle à Grenoble. La conseillère déléguée à l’égalité quitte le conseil municipal. Elle explique ses raisons. (…)

Chloé Le Bret ne donne pas son avis personnel sur le burkini – « Cela ne compte pas » -, mais annonce néanmoins vouloir aller plus loin. « Je vais saisir la justice sur le sujet du règlement dans les piscines municipales avec une avocate parisienne. On va porter la question au niveau national. Car il n’y a pas que la question du burkini. J’ai aussi été interpellée par des personnes trans qui me disaient vouloir être libres de porter un maillot de bain qui ne leur était pas assigné, par des féministes qui ne comprenaient pas pourquoi les hommes peuvent exhiber leurs tétons et pas elles, et par d’autres qui ne veulent plus aller à la piscine parce que les mini-maillots de bain réveillent leurs complexes. Sur cette question, il faut que prime l’égalité d’accès. »

Et quand on lui fait remarquer que d’autres combats sont peut-être plus urgents à mener aujourd’hui, elle répond : « Mais le débat existe déjà, puisque plus de 2000 personnes grenobloises ont signé cette pétition. On ne va pas les invisibiliser, elles sont là ! »

(….) Le Dauphiné


(…) Après plusieurs rencontres, une ultime médiation a été menée ce mercredi 19 janvier 2022 entre la mairie et les membres de l’Alliance Citoyenne. Les trois membres du collectif ayant participé à ce rendez-vous ont annoncé le verdict devant la mairie de Grenoble, face à une cinquantaine de personnes : c’est toujours non, mais…

« Il y a une opposition au changement du règlement intérieur des piscines », explique l’une des militantes. « On nous dit qu’il n’y a pas de position au sein de la majorité. Mais c’est une excuse. Ça suffit, on ne se laissera pas faire face à une majorité qui n’a pas le courage de s’affirmer ».

« Dans le cas d’un changement de règlement intérieur, une interpellation citoyenne peut servir à engager un débat mais ne peut pas acter une décision, si celle-ci n’a pas fait l’objet d’une délibération votée », explique la majorité d’Éric Piolle par voie de communiqué. « Aussi, à ce jour la conclusion de la médiation est claire : la Ville de Grenoble ne peut s’engager à faire immédiatement évoluer le règlement intérieur des piscines en supprimant la notion de longueur des maillots de bain. Le Conseil municipal en décidera si tel est sa volonté, dans la temporalité qui est la sienne. »

« On va déclencher le deuxième pallier d’interpellation citoyenne », assurent quant à eux les représentants du collectif, qui espèrent que la mesure pourra être portée jusqu’à une votation en conseil municipal, et ont demandé un rendez-vous avec le maire. « Et on continuera nos actions, à la piscine et à la mairie ».

actu.fr

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