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30/12/2021

Quand la gauche qui se croit morale n’exhibe que son absence d’humanité. « Je n’aime pas E. Zemmour et l’encourager va à l’encontre de mes valeurs. Mais je suis tellement terrorisée dans mon propre pays que je me dis qu’on n’a plus d’autres choix que de passer au moins un temps par cette radicalisation bien qu’elle me déplaise. Pour rester en vie », voilà ce qu’a écrit Mila sur Twitter et qui lui a valu une volée de bois vert de la gauche républicaine.

Or il y avait quelque chose d’insupportable à voir tous ces gens, exhibant leur hauteur morale, faire la leçon à une jeune fille menacée de mort et qui a été bien peu défendue. Personnellement lire ces mots m’ont fait monter les larmes aux yeux, car en vérité, ce qui est choquant n’est pas ce que dit Mila à propos de Zemmour, mais l’horreur de ce qu’elle vit. Elle a de quoi être terrorisée car sa vie est menacée à chaque instant et qu’elle ne peut plus mener une existence normale alors même qu’elle n’a rien fait de mal. Et bien cela n’a visiblement effleuré aucun de ses censeurs, trop occupé à l’accuser d’être devenue en creux un suppôt de l’extrême-droite sous couvert de la ramener à la raison.

Ce rappel à l’ordre idéologique est à la fois hypocrite et malsain. C’est vouloir s’auréoler de vertu en faisant la leçon à une personne, alors que sur le fond on s’en prend à la liberté démocratique. C’est indiquer clairement que le soutien à une personne persécutée dépend de sa soumission à une lecture du monde où ceux qui ne mettent pas un signe égal entre E. Zemmour et le diable seront conspués. Il y a en revanche quelque chose de fascisant dans ce type de comportement consistant à rappeler à l’ordre toute personne qui dévie de la ligne comme faisant le jeu de l’extrême-droite. (…)

La réduction ad hitlerum en creux qu’elle subit pour avoir parlé de Zemmour n’en est que plus déplacée. Assimiler le vote Zemmour à un vote fasciste est encore plus déplacé. Qu’on le veuille ou non, E. Zemmour a eu une utilité démocratique en faisant sauter des tabous et en remettant la question civilisationnelle dans le débat public. Il a osé reparler du droit qu’a une Nation de subsister dans son être et dans son histoire. Il a donné une résonance politique à l’insécurité culturelle qui préoccupe nombre de Français. C’était nécessaire.

Lire la suite sur le blog de Céline Pina


29/12/2021


crédit photo : Lyon Mag


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