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La cocaïne s’est-elle banalisée ? Léa et Chloé* ont la vingtaine. Originaires du Pays de Morlaix, elles assurent que la consommation est courante dans le Léon. Au point qu’il y en a quasiment à chaque soirée.  « Il n’y a quasiment plus aucune soirée sans cocaïne, raconte Léa. « Les gens ne s’en vantent pas forcément mais la coke en soirée, chez des amis, en boîte ou en festival, c’est devenu fréquent dans le coin, presque banal. Je me sens complètement déconnectée par rapport à tout ça. Et je ne comprends pas comment mes amis en sont arrivés là », renchérit Chloé, qui ne touche pas non plus à la drogue.

Léa raconte qu’il n’y a pas si longtemps, les gens se cachaient un peu pour consommer. « Désormais, ils ne le font plus. Ils prennent de la cocaïne comme on boirait une bière ou un verre de vin ». Elle estime que cette banalisation remonte à trois ou quatre ans environ. « Au départ, la consommation se faisait plutôt dans certains grands festivals. Les gens que je connais prenaient de la cocaïne pour tenir sur la durée lors d’événements festifs sur plusieurs jours. Et puis, ils se sont mis à consommer en soirée. À toutes les soirées, même les plus tranquilles. Aujourd’hui, ça pourrait sniffer durant une soirée raclette ».

Mais ce qui inquiète par-dessus tout Léa et Chloé, c’est de savoir que ça touche des personnes de plus en plus jeunes. « J’ai peur pour mon petit frère, souffle Léa. Car je pense que les parents ne mesurent pas le phénomène. Et j’ai peur que, contrairement à moi, il n’arrive pas à dire non. »

*Prénoms d’emprunt

Le Télégramme


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