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FIGAROVOX/TRIBUNE – Stéphane Troussel, président socialiste de la Seine-Saint-Denis, a lancé une pétition pour interdire le meeting d’Éric Zemmour à Villepinte le 5 décembre. Pour Laurence Taillade, cet acte d’impuissance est le symbole d’une gauche en déclin qui préfère censurer plutôt qu’argumenter.

(…) On comprend que cet élu socialiste, un dinosaure qui a résisté, comme certains de sa catégorie, par le propos démagogique et le clientélisme, s’en prenne ainsi à la venue d’Éric Zemmour dans son fief. Il vit cela, selon ses propres mots, comme un «symbole révoltant». S’exprimant en écriture inclusive sur son fil Twitter, défendant bec et ongles le port du voile lors des sorties scolaires, considérant que son département est «multiculturel», donnant crédit à la victimisation permanente véhiculée par les associations anti-racistes, dont le PIR et le CCIF ont été les maîtres d’œuvre, relayant le concept d’islamophobie, il ne pouvait pas en être autrement.

(…) L’utilisation de la pétition, quant à elle, relève de l’acte symbolique et met en exergue l’impuissance d’un élu à réclamer une censure qui n’a pas de fondement légal. Il faudra bien que Monsieur Troussel accepte que la Seine-Saint-Denis ne soit pas un fief mais un département français.

(…) La gauche nous avait habitués à cette censure dont elle devient coutumière. Ce qui est navrant, c’est qu’elle devrait, au contraire, être la garante d’un exercice démocratique exprimé à son plein. Il semble qu’à court d’arguments, à court de réflexion, le PS se soit totalement éloigné de sa capacité à répondre aux problèmes que pose ce candidat et qui sont le fond de sa popularité. Ces bien-pensants, écartant de toute discussion les préoccupations légitimes des Français quant à l’immigration, la montée du communautarisme, l’islamisme, la remise en question quotidienne de nos valeurs, de notre culture, dédaignent ceux qu’ils se prétendant représenter par le mandat et se complaisent dans la consanguinité d’idées. Pire, ils dégradent la Nation, porteuse d’un destin en commun, d’un socle historique et d’un pacte social auquel chacun décide d’adhérer librement. Le citoyen, lorsqu’il s’agit de s’exprimer dans une urne, ira toujours vers celui qui lui semble le mieux comprendre son quotidien. Force est de constater que cette gauche-là en est très loin, qu’elle a choisi délibérément de s’en éloigner et de fuir la confrontation.

Stéphane Troussel se livre à l’exercice favori de son camp : pleurnicher sur des ressentis de minorités hurlantes et ignorer la réalité des masses silencieuses.

(…) Le Figaro


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