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Un candidat controversé à la direction d’Interpol

25/11/2021

Le général émirati Ahmed Nasser Al-Raisi, visé par plusieurs plaintes pour “torture”, a été élu jeudi président d’Interpol, au grand dam des défenseurs des droits de l’Homme, qui estiment que son élection porte atteinte à la mission de l’organisation.

(…) Le Point

AFP – 12 Juin 2021

21/11/2021

À l’issue de son assemblée générale les 23 et 24 novembre, l’organisation policière internationale se dotera d’un nouveau président. Le général Ahmed Naser Al-Raisi, qui fait l’objet de plusieurs plaintes, part favori. Et ce au moment où des régimes autoritaires utilisent de plus en plus Interpol “afin de cibler leurs opposants”, s’inquiète Le Temps.

“Créer un monde plus sûr.” Telle est la mission d’Interpol qui, aujourd’hui, regroupe 194 pays. Pourtant, se demande Le Temps dans une enquête publiée le 19 novembre, “œuvre-t-elle seulement” à cette mission ? Ne serait-elle pas de plus en plus à la solde des régimes autoritaires qui cherchent à traquer leurs opposants ?

(…) Celui que “tous les pronostics donnent gagnant” fait l’objet de plaintes déposées en France, “l’accusant notamment de complicité de torture”. Et, ajoute Le Temps, “des parlementaires français et britanniques, parmi d’autres, se sont alarmés de son ‘rôle direct dans de nombreuses violations des droits de l’homme, dans des cas très bien documentés’”.

Les Émirats se sont montrés extrêmement généreux vis-à-vis d’Interpol, cherchant certainement à procurer un avantage à leur candidat. “Alors que le pays doit assurer 0,425 % du budget de l’organisation, soit un peu plus de 240000 euros, il s’est ainsi distingué par un don volontaire supplémentaire sans précédent de 50 millions d’euros.” Une somme qui, “coïncidence”, correspond au budget nécessaire pour l’agrandissement du siège d’Interpol à Lyon.

(…) Courrier international


17/11/2021

Principal candidat à la présidence de l’organisation policière internationale, Ahmed Naser Al-Raisi fait l’objet de plusieurs plaintes en France

Y aura-t-il bientôt un tortionnaire à la tête d’Interpol ? Cette hypothèse ne relève pas de la fiction. Le futur président de l’Organisation internationale de police criminelle, dont le siège est à Lyon, doit être désigné à l’occasion d’une assemblée générale prévue du 23 au 25 novembre à Istanbul (Turquie). Et le grand favori du scrutin est le très controversé général Ahmed Nasser Al-Raisi, inspecteur général du ministère de l’intérieur des Emirats arabes unis. Ce dernier, qui mène campagne depuis des mois, a longtemps été le seul candidat en lice. La Tchèque Sarka Havrankova, déjà vice-présidente de la division européenne d’Interpol, s’est récemment déclarée.

Les Emirats, puissance montante du Golfe persique, ne cachent pas leur volonté de promouvoir et diffuser leur modèle, fait de libéralisme consumériste, d’activisme militaire et diplomatique et d’autoritarisme politique – les partis et syndicats y sont interdits –, mis en œuvre par un appareil étatique tout-puissant et sans aucun contre-pouvoir.

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