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Le Conseil National des Imams (CNI) créé ce matin à la Grande Mosquée de Paris malgré les dénonciations du CFCM, Amar Lasfar (UOFI) est présent (MàJ)

21/11/2021


18/11/2021


15/11/2021

Le gouvernement français voulait un Conseil national des imams (CNI) pour restructurer l’islam et lutter contre la radicalisation. Pour l’heure, il en voit deux se profiler à l’horizon, ce qui illustre la division entre les représentants des musulmans en France. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) et la Grande Mosquée de Paris ont chacun annoncé, dimanche 14 novembre, leur volonté de fonder leur propre instance censée labelliser les imams exerçant sur le territoire.

Le CNI « sera créé lors d’une assemblée générale le dimanche 21 novembre 2021 », ont déclaré, à l’Agence France-Presse (AFP), la Grande Mosquée de Paris et les trois fédérations qui ont claqué la porte du bureau exécutif du CFCM en mars – dont les deux turques : le Millî Görüs et le Comité de coordination des musulmans turcs de France – Celui-ci a immédiatement réagi en annonçant lui aussi la création d’un CNI. Dans un communiqué, il a appelé « l’ensemble des instances départementales du culte musulman à se réunir en congrès, le 12 décembre 2021, pour la mise en place effective du Conseil national des imams. » Il dénonce également « l’initiative unilatérale » des quatre fédérations dissidentes et estime que « la légitimité » du CNI « ne peut être acquise que sous l’égide du CFCM et avec la participation de l’ensemble de ses fédérations ainsi que l’implication de toutes les structures régionales et départementales ».

Interlocuteur historique des pouvoirs publics concernant le culte musulman, le CFCM est plongé dans la tourmente depuis que le gouvernement a voulu faire adopter une « charte des principes pour l’islam de France », réclamée par Emmanuel Macron dans la foulée de son offensive contre le « séparatisme ». Le texte, qui devait servir de pierre angulaire pour restructurer la deuxième religion du pays, dénonce notamment « l’instrumentalisation » politique de l’islam, proscrit « l’ingérence » d’Etats étrangers et réaffirme la « compatibilité » de l’islam avec la République.

[…]

Ces divisions de fond sont également nourries par l’inimitié notoire entre le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, proche du Maroc, et le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, proche de l’Algérie.

Le Monde


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