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Depuis janvier 10.000 clandestins algériens au profil inquiétant sont entrés illégalement en Espagne (MàJ : Ils vont ensuite en France en passant par les Pyrénées-Orientales)

02/11/2021

Dans les Pyrénées-Orientales, la pression migratoire augmente depuis le début de l’année :


30/10/2021

Les « harraga » algériens, ce sont les « brûleurs », de frontières d’abord, mais aussi de papiers. « Ils viennent sans leurs documents d’identité car les passeurs leur disent que c’est mieux de faire ça », explique Marie-Ange Colsa. Elle est la porte-parole de l’ONG Centre international pour l’identification des migrants disparus (Cipimd), basée à Malaga. Cette organisation humanitaire est implantée dans les grands ports espagnols (Barcelone, Murcie, Almería, etc.), mais aussi dans les îles Baléares et Canaries, lieux d’entrée en Europe des populations migrantes de l’Afrique subsaharienne ou du Maghreb.

Le phénomène de migration harraga a débuté en 2005, explique Marie-Ange Colsa, « mais s’est nettement accentué en 2020, après la pandémie, au moment où l’Espagne a rouvert ses frontières ». Son ONG reçoit chaque jour des dizaines de demandes de familles, inquiètes d’être sans nouvelles de leurs proches. Son travail, en collaboration avec les autorités espagnoles, est de retrouver la trace des embarcations de fortune, ces « pateras » qui quittent chaque jour les rivages algériens pour rallier l’Espagne, directement ou via les Baléares.

Depuis un an, le nombre d’arrivées a augmenté de 20 %, souligne Marie-Ange Colsa. Selon l’agence européenne Frontex, les Algériens sont la première nationalité à entrer clandestinement en Espagne, la troisième en Europe. « Quand une embarcation a la chance d’arriver aux Baléares, ses occupants sont pris en charge par la police aux frontières et par la Croix-Rouge. » Là, ils sont enregistrés par les autorités et reçoivent des documents de circulation sur le territoire. « 90 voire 95 % des Algériens veulent aller dans des pays francophones, comme la France où la communauté algérienne est bien plus importante qu’en Espagne », indique l’humanitaire.

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Sud-Ouest


26/10/2021

C’est une Méditerranée calme et lisse qu’une cinquantaine de bateaux fendent ce dimanche d’octobre, chargés de « harraga », ces Algériens de plus en plus nombreux à rejoindre l’Espagne au péril de leur vie pour fuir le désespoir.

« Je préfère mourir en mer que rester en Algérie », lâche Khaled Dih.

Le nombre d’Algériens arrivant sur les côtes du sud-est de l’Espagne ou des îles Baléares a bondi ces derniers mois. Un document interne des autorités espagnoles consulté par l’AFP indique que 9 664 Algériens sont entrés clandestinement en Espagne depuis le début de l’année, soit 20 % de plus qu’il y a un an. Selon l’agence européenne Frontex, ils constituent la première nationalité à entrer clandestinement en Espagne, et la troisième en Europe. Côté algérien, 4 704 harraga sur le départ ont été interceptés en 2021, dont plus de la moitié en septembre, d’après le ministère de la défense.

Le Monde


02/10/2021

La migration clandestine des Algériens n’est pas nouvelle. On donne un nom à ces migrants, les “brûleurs”, “harraga” en arabe. Faute de visas, ils tentent de “brûler” la frontière en traversant clandestinement la Méditerranée à bord d’embarcations légères. Mais ces derniers temps, cette migration prend de l’ampleur et les drames se succèdent.

Le week-end du 18 septembre dernier, 1 500 migrants algériens ont pu débarquer sur les plages espagnoles à bord de 80 embarcations. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la route migratoire algérienne “est actuellement la plus active, après celle des îles Canaries”. Les principaux points de départ se situent dans les wilayas (préfectures) de Mostaganem, Oran ou Tlemcen.

“Le phénomène prend des proportions inquiétantes”, assure le site internet TSA.  “Mercredi (29 septembre NDLR), le ministère de la Défense nationale a indiqué dans son bilan hebdomadaire que durant la semaine du 20 au 26 septembre, les garde-côtes algériens ont sauvé 357 individus qui étaient à bord d’embarcations de construction artisanale, contre 330 migrants la semaine précédente”, explique TSA.

De son côté, le quotidien Liberté avance un autre chiffre, fourni par le service maritime de la Garde civile espagnole. “Ce mois est particulièrement favorable aux traversées clandestines, puisqu’on a enregistré, du 1er au 23 septembre, plus de 2 200 Algériens qui ont débarqué sur les côtes espagnoles à bord de 150 embarcations ou plus.” Et il ne s’agit là que des clandestins secourus ou interceptés.

Les îles Baléares ont de leur côté accueilli 1 499 migrants cette année, un chiffre en constante augmentation depuis 2016.

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France Info


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