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La capitale russe souhaite limiter le recours à la main-d’œuvre étrangère sur les chantiers, malgré le manque de personnel. Pour ce faire, les autorités de la ville veulent entre autres miser sur «la mécanisation du processus» de construction.

En charge de la politique d’urbanisme et de la construction de la ville de Moscou, le maire adjoint de la capitale russe Andreï Botchkariov a déclaré dans une interview à RBK que les autorités préparaient un plan pour résoudre la crise du personnel sur les chantiers, projet qui comprend le refus d’utiliser de la main-d’œuvre immigrée.

En croissance économique, Moscou, qui abrite environ 14% de la population russe, attire les habitants du reste du pays mais aussi les citoyens des Etats voisins. La ville connaît donc un boom de la construction, notamment dans les banlieues, grâce à l’extension du réseau de transports. (…)

Andreï Botchkariov a ajouté qu’il y avait désormais «davantage d’habitants de la région de Moscou» sur les chantiers. «Mais vous ne pouvez pas venir travailler sur les sites comme ça : être un bon plâtrier c’est un art, et pour ce qui est de la maçonnerie il n’y a pas du tout de spécialistes», a-t-il déploré.

L’explication, selon le maire adjoint, tient en partie au niveau des salaires. «Le salaire moyen d’un immigré sur un chantier est désormais compris entre 50 000 et 60 000 roubles par mois [environ 600-700 euros]. Avant c’était 30 000 [environ 350 euros]. Mais il y a beaucoup d’ouvriers qui ne veulent plus travailler même pour 80 000 roubles» [environ 950 euros], a-t-il développé.

(…) Le maire adjoint a annoncé avoir demandé à ses services et aux maîtres d’œuvre des chantiers «d’élaborer un plan d’action pour se passer de la main-d’œuvre étrangère sur les sites de construction de la ville de Moscou». Outre les salaires, l’autre volet de la réflexion des autorités moscovites porte sur «la mécanisation du processus» de construction. Prenant pour exemple ce qu’il a observé dans sa carrière aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au sein de l’entreprise suédoise Skanska, Andreï Botchkariov a expliqué qu’il fallait parvenir à un «processus de conception et de construction pensé de manière à minimiser le nombre d’employés», mais avec des ouvriers «bien mieux préparés».

(…) RT France

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