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Vingt-quatre heures après avoir été grièvement blessé à trottinette lors d’une intervention policière au quartier Wilson, jeudi vers 15 h 30, Ben-Ounes Ounnas était toujours hospitalisé entre la vie et la mort, hier, au CHU de Reims. Plongé dans le coma, le garçon âgé de 26 ans souffre de graves lésions cérébrales, d’un « pneumothorax » , de « fractures à la face, aux côtes, à la clavicule ».

Pour eux, leur conviction est faite : il a été « volontairement tamponné par une voiture de la brigade anticriminalité » , dans un contexte d‘ « acharnement » et de « provocations » que de nombreux jeunes disent subir de la part de certains de ses policiers. La famille ne souhaite pas s’exprimer par souci d’apaisement. Ces accusations contre la BAC, l’avocat de Ben-Ounes Ounnas les entend également mais se garde de les commenter. 

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« C’est vrai qu’il a fait des conneries mais c’est fini maintenant », ajoute un proche, tout en concédant l’existence d’une procédure qui lui vaut d’être soumis à un contrôle judiciaire l’interdisant de rencontrer certaines personnes, dont celle qui aurait motivé l’intervention policière. Lui aussi ne comprend pas cet empressement à l’arrêter. « Les policiers savent où il habite. Ils auraient pu aller le chercher chez lui plutôt que de mettre tout le monde en danger avec une course-poursuite. En plus, il pointe tous les mardis au commissariat. Il n’y avait qu’à l’attraper là-bas. »

L’Union


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