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03/10/2021

Jamais depuis 1960, et que le FBI tient ce genre de statistiques, les États-Unis n’avaient connu ça : une hausse de près de 30 % du nombre d’homicides en un an. Plus de 21 500 Américains ont été tués l’année dernière, soit près de 5 000 de plus qu’en 2019. Une augmentation stupéfiante que les experts ont du mal à expliquer. Un criminologue de l’université de Missouri, Richard Rosenfeld, note dans la presse que « cette augmentation coïncide avec la pandémie du Covid l’été dernier mais aussi avec les manifestations généralisées contre les violences policières après la mort de George Floyd ».

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Dans un éditorial remarqué ici, le « Wall Street Journal », journal des milieux d’affaires, accuse : « Il n’y a pas un seul facteur qui explique cette vague criminelle. Mais ce n’est pas une coïncidence si le bain de sang s’est aggravé alors que les villes sabraient les budgets de la police, que les procureurs faisaient preuve d’une indulgence laxiste […] et que les prisons libéraient des milliers de délinquants en pleine vague de Covid… » Pour le quotidien de droite et la majorité des Républicains, l’hostilité politique à l’égard de la police signifie qu’il y a « moins de pa-trouilles, que les temps de réponse sont plus longs ». Le camp démocrate dénonce, de son côté, le surarmement dans le pays et le lourd tribut économique et social de la pandémie.

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Cette violence, qui se cantonnait aux métropoles comme New York, Los Angeles ou Chicago, se diffuse désormais partout dans le pays. En 1990, New York et Los Angeles représentaient 14 % des homicides mais 3,8 % seulement en 2020. C’est la Louisiane qui vient nettement en tête des États les plus meurtriers, avec 15,8 homicides pour 100 000 habitants, soit près de quinze fois plus qu’en France… Viennent ensuite le Missouri puis l’Arkansas… Des villes moyennes comme Albuquerque, Des Moines, Portland sont maintenant touchées. Mais les disparités raciales restent les mêmes : les Noirs américains, 14 % de la population environ, représentent plus de la moitié des victimes dont la couleur de peau était connue. Sur les quelque 5 000 victimes de plus enregistrées en 2020, au moins 1 200 étaient blanches mais 2 400 étaient noires, et une étude du Marshall Project montre que ce sont les quartiers noirs ou hispaniques qui ont été le plus touchés.

Le Parisien


27/09/2021

Crime : Meurtre, Viol, Agression aggravée 
White : Blancs + Latino-Américains
Mises en cause | FBI 2020
Victimes | FBI 2020

Source : FBI / Gouvernement US


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