Fdesouche

Le fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen, interrogé par Le Monde, indique qu’il soutiendra le polémiste Eric Zemmour non encore candidat, s’il est mieux placé que sa fille Marine Le Pen pour la campagne présidentielle de 2022.

Le patriarche de l’extrême droite décrit ce qu’il perçoit comme une diabolisation naissante de l’auteur du Suicide français (Albin Michel, 2014), alors que celui-ci perce à 15 % d’intentions de vote, selon un sondage Ipsos publié vendredi. Juste derrière Marine Le Pen (16 %).

La rivale d’Emmanuel Macron a dégringolé de dix points depuis juin, une première en neuf ans. « Marine a abandonné ses positions fortifiées et Eric occupe le terrain qu’elle a quitté », accuse le cofondateur du Front national, exclu du parti en 2015 et hostile depuis toujours à la dédiabolisation opérée par sa fille. Après les régionales, en juin, il appelait le Rassemblement national (RN) à retrouver sa « virilité ». A travers lui, c’est tout le vieux « Front » qui doute. Et qui regarde vers l’arc zemmourien, qui va de l’ancien RPR à la frange traditionaliste du RN. Dans les fédérations, les défections se sont déjà multipliées.

Bien décidé à s’exprimer « jusqu’au moment où [il finira] dans la caisse en bois », Jean-Marie Le Pen projette, soudain : « Si Eric est le candidat du camp national le mieux placé, bien sûr, je le soutiendrai. » Un virage de bord. Jusqu’à présent, il défendait Marine Le Pen et grognait contre la division du camp nationaliste, comparant, cet été, Zemmour aux trublions, voire aux « vedettes du spectacle ». « Va-t-il savoir encaisser ? C’est pas si évident que ça, et moi j’en sais quelque chose parce que j’ai commencé à 0,74 % », relève le finaliste d’avril 2002.  […]

Le Monde

Fdesouche sur les réseaux sociaux