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Son harceleur est incarcéré, mais continuerait de sévir depuis Fresnes. La victime, une mère de famille d’Orly (Val-de-Marne), se dit «au bout du rouleau». Elle raconte son calvaire.

Depuis un peu plus de deux ans, cette jeune quadragénaire d’Orly (Val-de-Marne) vit un harcèlement hors du commun. D’habitude, le calvaire des victimes s’arrête quand leur agresseur est écroué. Pas là. « C’est même pire, sanglote-t-elle. Il appelle tout le temps. D’autres détenus, que je ne connais évidemment pas, me téléphonent aussi pour me dire qu’il faut que je lui réponde. Je ne sais plus quoi faire. Les policiers me disent qu’ils l’ont déjà envoyé en prison et qu’ils ne peuvent pas faire plus. Je suis au bout du rouleau. »

[…]

Un portable découvert dans sa cellule

« Ce qui lui arrive est inadmissible, tonne son avocat, M e Grégory Bensadoun. On ne peut pas parler à longueur de temps de lutte contre le harcèlement et laisser perdurer des situations comme celle-là. » Pour l’heure, le problème pour Sonia, c’est surtout les coups de fil qu’elle reçoit de la prison. « Il appelle même avec le téléphone dont disposent les détenus. »

Comment est-ce possible ? « Chaque cellule est équipée d’un téléphone maintenant, explique une source à Fresnes. On ne peut appeler que certains numéros autorisés mais avec un transfert d’appel, c’est assez facile de contourner. Les conversations sont enregistrées donc on peut sanctionner a posteriori. Encore faut-il que nous soyons au courant. Nous avons 1 600 détenus, on ne peut pas surveiller chaque coup de fil. Dans ce cas, une fouille a effectivement permis de découvrir un téléphone portable. Il a eu une sanction disciplinaire. S’il continue de sévir, nous prendrons d’autres mesures. »

Le Parisien


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