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Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a affirmé ce mercredi 14 septembre sur RTL que « que la délinquance augmente dans les zones rurales », sans vouloir la quantifier. Une affirmation que Marianne a pu vérifier, chiffres à l’appui. Et ce sont principalement les violences qui ont tendance à croître.

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La délinquance augmente-t-elle dans les campagnes ? La problématique est épineuse et rejaillit à intervalle régulier pour souligner l’insécurité croissante qui gagnerait l’Hexagone. La question était posée ce mercredi 15 septembre à Gérald Darmanin, invité de RTL, par un auditeur qui s’inquiétait d’une « “marseillisation” des petites et moyennes villes », néologisme selon lequel, dans le sillage de la cité phocéenne, la ruralité serait gagnée par une insécurité croissante. « La délinquance augmente effectivement dans les zones rurales », lui a répondu le ministre, sans entrer dans le détail des chiffres.

(…) L’analyse des données à disposition montre que le nombre total de crimes et de délits enregistrés par les gendarmes tend à augmenter : +6,6 % entre 2015 et 2019. Sur la même période, les coups et les violences volontaires se sont multipliés (+26,74 %), de même que les cambriolages (+6,4 %), et les outrages et les violences envers les personnes dépositaires de l’autorité publique (+8 %). Thématique clé du débat public, les infractions liées aux stupéfiants ont néanmoins eu tendance à reculer dans les zones gendarmerie sur la même période (-2 %).

Cette tendance à la hausse des violences tend à se confirmer si l’on se penche sur les chiffres de l’année 2020, qui doivent toutefois être appréhendés avec prudence, compte tenu du contexte sanitaire. Ainsi, les outrages et les violences envers les personnes dépositaires de l’autorité publique, qui concernent notamment les maires et les gendarmes, ont continué à augmenter de plus de 10 %. Un chiffre qui donne du crédit à l’inquiétude de l’association des maires ruraux de France (AMRF), qui s’inquiètent depuis de nombreux mois de la violence accrue dont ils font l’objet.

Autre tendance à la hausse : les coups et les violences volontaires qui ont crû de près de 11 % dans les zones gendarmerie entre 2019 et 2020.

(…) Marianne


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