Fdesouche

14/09/2021

Les membres du groupe Ecologiste – Solidarité et territoires du Sénat ont décidé ce 14 septembre l’exclusion de leur collègue accusée de harcèlement moral par des anciens assistants parlementaires, et qui était en retrait depuis juillet.

Publicité
[…]

« Une décision qui n’est fondée ni sur le droit, ni sur les conclusions d’une enquête », se défend la sénatrice

Dans un communiqué, Esther Benbassa déplore de son côté une décision qui « clôt un simulacre de procédure interne » et une « violation du principe de présomption d’innocence ». Regrettant que des « impératifs d’image prennent le dessus sur le droit », elle dénonce « une décision qui n’est fondée ni sur le droit, ni sur les conclusions d’une enquête » ainsi qu’un « choix politique et de communication ».

Le 9 septembre, la sénatrice de Paris avait été auditionnée devant le groupe, en présence de deux avocats. Le groupe note que cette dernière « n’a pas contredit une partie des témoignages » et qu’elle « n’a pas jugé opportun de porter plainte en diffamation ».

Auprès de Mediapart, les anciens assistants décrivaient des « menaces, humiliations et pressions à répétition » mais aussi un climat de « terreur ». La sénatrice, par ailleurs vice-présidente du groupe, avait démenti les faits reprochés en émettant de « sérieuses réserves » vis-à-vis de l’article du site d’information, contestant « notamment avoir sciemment et délibérément choisi de mettre la santé de [ses] salarié.e.s en danger ».

Quelques heures après les révélations de Mediapart le 8 juillet, la sénatrice s’était mise en retrait du groupe le 8 juillet, d’un commun accord avec ses collègues. Il y a deux mois, le groupe estimait que les témoignages des anciens collaborateurs étaient « extrêmement graves ».

Public Sénat


08/07/2021


Huit anciens collaborateurs de la sénatrice EELV Esther Benbassa et six de ses anciens étudiants qu’elle employait à l’École pratique des hautes études dénoncent, documents à l’appui, des menaces, humiliations et pressions à répétition. L’élue, qui conteste l’intégralité des faits, est aussi accusée d’avoir fait pression sur une salariée pour qu’elle décale une opération chirurgicale.

Mediapart


Fdesouche sur les réseaux sociaux