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Moi qui connais l’histoire du christianisme, je pense le contraire.

Le regard du prêtre; une chronique d’ Éric de Beukelaer.

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Jean-François Husson osa le faire dans une récente chronique : “il est devenu très difficile, pour ne pas dire impossible, d’avoir un débat serein dès qu’il est question d’islam en Belgique.” Pourquoi ? Par racisme ? Pas principalement. Le maire de la plus grande ville d’Europe (Londres) est musulman. Sa récente réélection ne fit aucune vague. Non, le malaise vient de la peur de voir l’islam politique grignoter nos libertés civiques pour les remplacer par la charia. Une peur illustrée par Soumission, le roman de Michel Houellebecq. Une peur alimentée par les attentats en Occident, les attaques djihadistes en Afrique, le peu de démocratie dans les sociétés majoritairement musulmanes, la difficulté pour un musulman de naissance de changer de religion, ou de n’en avoir aucune. 

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D’aucuns prétendent que l’islam est incompatible avec la démocratie. Je suis d’un avis différent. Par naïveté ? Non, mais parce que je connais l’histoire… du christianisme. 

Tant que celui-ci n’avait pas intégré dans sa théologie, la critique historique de ses textes sacrés, son rapport à la société demeurait statique. Rien de bon ne pouvait sortir des principes des Lumières et de la modernité. Un siècle et demi de travail théologique a fait évoluer les choses, offrant la déclaration du Concile Vatican II sur la liberté religieuse (Dignitatis humanae, 1965). Il n’est pas étonnant que ce soient justement les chrétiens traditionalistes, attachés à une conception “fixiste” de la Révélation, qui rejettent pareil développement théologique. Il en va de même en islam. Tant qu’une majorité de théologiens garde un rapport anhistorique à la révélation reçue par Muhammad, le Coran et le Hadith dicteront de façon péremptoire et déconnectée ce qui est bien/pur (“halal”) et tout ce qui est mal/impur (“haram”).

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L’article dans son intégralité sur La Libre


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